29 octobre 2009
Vers un accord de l'autre gauche pour les régionales
Lors de la dernière réunion du groupe de travail de l’autre gauche, le 28 octobre, le Front de Gauche (PC/PG/GU) a fait la déclaration ci après.
Celle-ci, outre qu’elle montre la parfaite communauté de vue des 3 partis composant le front, fait des propositions précises, concrètes qui devraient, nous semble t’il, permettre rapidement l’union de l’autre gauche.
Le NPA tient son Conseil Politique National (sorte de parlement du parti) le W.E du 7 et 8 novembre. Sans doute et cela est logique et souhaitable, voudra t’il que soient précisées les conditions exigées pour la participation ou pas aux exécutifs régionaux (refus d’alliance avec le MODEM, rapport de force favorable à l’autre gauche par rapport au PS ou à Europe Ecologie, prise en compte du programme de l’autre gauche).
Sans doute attendra-t-il avant de se prononcer définitivement de savoir si, dans la plupart des régions, les communistes font le choix de listes de l’autre gauche indépendantes du PS et d’Europe Ecologie.
Mais après cette déclaration, nous croyons vraiment que le NPA, ce W.E là, ferra un signe fort montrant qu’il adhère à la démarche.
Il est, en effet urgent, que nous avancions sur un programme de rupture pour la région qui aille dans l’intérêt de ses habitants et en particulier de ceux de notre département particulièrement touchés par la situation sociale et économique
Nous voulons mettre la
dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les
forces et plus globalement de toutes les citoyennes et les citoyens et les
acteurs du mouvement social qui aspirent à rendre majoritaire une alternative à
la logique du système capitaliste, du libéralisme et des modèles
productivistes. Nous leur disons que le Front de Gauche peut être leur outil.
Nous affirmons notre disponibilité à des listes larges réunissant des partis
qui tout en n'étant pas dans le Front de Gauche, convergent sur cette démarche
et ces objectifs.
Dans ce but, nous nous adressons aux organisations présentes dans ce
groupe de travail pour conclure un accord national.
Nous avons déjà des acquis. Nous avons dressé un certain nombre de considérants
qui nous ont permis de constituer un cadre politique national de discussion
commun en vue de vérifier la possibilité d'aller ensemble aux régionales.
La plupart des mouvements réunis ici ont fait des déclarations et des offres
politiques. Nous pensons que le moment est venu de nous prononcer sur des
propositions très concrètes à même de constituer les bases de cet accord
national :
La constitution de listes au premier tour différentes de celles présentées par
le PS et Europe écologie.
Ces listes répondront à trois objectifs indissociables : changer les rapports
de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale, battre la
droite et rassembler une majorité autour d'un projet vraiment alternatif à la
logique du système qui est en crise aujourd'hui. En particulier autour des
mesures que nous pourrions porter ensemble. Elles s'engageront à défendre ce
programme dans les futurs conseils régionaux. Elles affirmeront leur volonté de
le mettre en œuvre à la tête des régions, partout où nous nous jugerons en
situation de le faire. Il doit s'agir d'une politique de rupture cohérente,
applicable dans le champ de compétences des régions, changeant réellement la
vie des citoyens en donnant la priorité aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques
contres les logiques capitalistes, libérales et productivistes.
Nos listes s'engageront, sans ambiguïté, à faire barrage à la droite en se
rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour à l'exclusion de tout
accord avec le Modem. La liste arrivée en tête au 1er tour fusionnant avec
les autres listes de gauche et écologique proportionnellement au 1er
tour. Nous demanderons le même engagement au PS et à Europe Ecologie.
Notre volonté est de
porter des projets de transformation sociale réelle dans les régions. Si les
conditions en sont créées nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque
dans les exécutifs régionaux car la gestion des régions s'envisage comme
un moyen d'atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux
conditions qui la rendent possible. Il s'agit de la possibilité de mettre en œuvre
les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant
effectivement de les appliquer. Cette hypothèse exclut toute participation
du Modem ou d'une quelconque organisation de droite.
Ci après l’analyse du Parti de Gauche de l’avancée positive des discussions : http://www.dailymotion.com/video/xayuvh_decryptage-du-29-octobre-2009_news
25 octobre 2009
Régionales : ca avance
Ce W.E du coté de l’autre gauche 2
organisations étaient en réunion le Parti communiste avec son conseil national
qui devait statuer sur « l’offre
politique nationale du PC pour les régionales » et le Parti de Gauche.
A notre avis les choses avancent. Pour
preuve, ci après 2 extraits en parallèle des déclarations des deux conseils
nationaux.
Conseil National du Parti Communiste
Extrait de la déclaration finale
….Partout
où les conditions peuvent en être créées, où les forces disponibles existent,
le Parti communiste propose que ce travail commun débouche, autour d’ objectifs
et de projets clairs, sur la constitution de listes de Front de gauche de large
rassemblement au 1er tour, qui, à partir mais très au delà des trois
forces qui se sont rassemblées à l’élection européenne (Parti communiste, Parti
de gauche, Gauche unitaire), permettraient de réunir toutes celles et ceux qui
se reconnaissent dans cette démarche.
Ces
listes, en ouvrant un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou
Europe-Ecologie, visent à lever une dynamique de rassemblement et de victoire à
gauche sur des choix clairs.
Conseil National du Parti de Gauche
Extrait de la déclaration approuvée par le CN
Nous voulons le
changer pour de bon. Il faut pour cela construire une nouvelle majorité de
gauche autour d'un nouveau pôle de rassemblement à gauche. Notre stratégie est
l'alliance de toute l'autre gauche pour y parvenir.
1) Nos listes devront
être, aux premiers tours, autonomes et indépendantes vis-à-vis du PS et
d'Europe écologie.
2) Elles affirmeront
que leur but est de réunir une majorité autour d'elles et de leur programme…..
Bien sur rien n’est acquis et le chemin est encore loin mais les points de vue nous semblent proches et nous ne comprendrions pas que cela ne débouche pas, partout, sur des listes aux régionales de l’autre gauche avec un programme clair au moment où le PS et Europe Ecologie poursuivent leur pas de 2 avec le MODEM (voir les déclarations encore ce W.E de Manuel Valls, de Vincent Peillon, de Corinne Lepage).
Puisse le NPA être d’accord avec l’idée qu’il faut, si les conditions politiques sont réunies, si le rapport de force le permet, ne pas hésiter à prendre ses responsabilités y compris dans la gouvernance des régions mais aussi demain des villes, des départements, de la nation.
Nous ne doutons pas que cela sera le cas et qu’enfin la gauche de rupture sera réunie pour proposer une véritable alternative à nos concitoyens d'abord dans les régions en mars mais après à tous les niveaux de décisions.
29 septembre 2009
Union de l'autre gauche pour les régionales
Déclaration unitaire FASE, GU, Alternatifs, NPA, PCF, PCOF,
PG (29 septembre 2009)
Les partis et mouvements réunis ce jour, lundi 28
septembre, dans le cadre d'un groupe de travail sur les Régionales ont fait la
déclaration suivante :
Dans une situation marquée par une offensive accélérée
de la droite et du patronat contre l'ensemble des droits sociaux et des droits
démocratiques, nous appelons à soutenir et à contribuer aux mobilisations et
aux luttes de façon les plus larges et les plus unitaires possible dans la
perspective d'une confrontation politique et sociale avec le pouvoir et le
patronat. L'enjeu est de faire subir, enfin, une défaite à ce pouvoir
réactionnaire.
Les sujets ne manquent pas : la privatisation de
la Poste, la multiplication des plans de licenciements, le travail du dimanche,
la précarisation du travail et des conditions de vie, la remise en cause du
droit aux études pour tous et toutes, l'augmentation du forfait hospitalier, la
mise au pas des libertés publiques, les expulsions massives de travailleurs
immigrés... Beaucoup de manifestations, d'initiatives sociales et politiques,
se mettent en place en cette rentrée. Nous les soutenons ensemble comme la
votation citoyenne contre le changement de statut de la Poste, la manifestation
pour le droit des femmes du 17 octobre, les marches pour l'emploi, contre la
précarité et les licenciements ou les initiatives en riposte au sommet
« climat » de Copenhague...
La crise du capitalisme, économique et écologique,
continue ses ravages démentant les discours trompeurs sur la reprise et la
moralisation de celui-ci. Les États ont distribué des centaines de milliards
d'euros ou de dollars aux responsables de la crise financière. Ils demandent
maintenant à la population et au monde du travail de payer cette facture, de
payer l'addition pour les banques, de payer à la place des pollueurs. La crise
écologique s'accentue, alimentée par la logique productiviste du capitalisme :
réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles et des terres
cultivables, pollutions. Cette crise conduit à la mise en danger des moyens
d'existence de millions d'être humains et menace gravement la biodiversité. Il
y a urgence et les belles déclarations des gouvernants ne sont pas suivies
d'actes conséquents. Nous voulons rompre avec cette logique toujours plus folle
du capitalisme productiviste. Nous voulons une politique qui remette en cause
la logique du profit pour satisfaire les besoins élémentaires et durables de la
population.
Face à un capitalisme de plus en plus brutal et
sauvage et à un gouvernement bien décidé à accélérer le rythme de ses attaques,
rien ne doit détourner de la nécessaire construction d'une alternative à
logique du système capitaliste et productiviste. Sur cette base, il faut œuvrer
à gagner la majorité des travailleurs et des citoyens aux perspectives ouvertes
par une gauche de combat. Voilà nos priorités.
Or, Face à la détermination du pouvoir Sarkozyste,
nous assistons au contraire à un nouveau glissement à droite de la gauche
d'accompagnement avec la tentative de construction d'une coalition de
centre-gauche PS/MODEM/Europe Ecologie et le projet de primaires. C'est à dire
d'une gauche qui va toujours plus vers la droite et risque de favoriser ainsi
les futures victoires électorales de cette dernière comme le prouve
malheureusement la situation italienne.
Dans ce contexte, les forces qui composent la gauche
antilibérale et anticapitaliste ont le devoir de tout faire pour battre la
droite et offrir une autre voie : un débouché politique qui permette de mettre
en œuvre un programme traduisant dans les régions les exigences populaires
issues des mobilisations, un programme régional véritablement alternatif au
libéralisme et au productivisme.
Il s'agit, ensemble, non seulement de contrecarrer
l'offensive politique de la droite et du libéralisme pour défendre les
exigences du monde du travail, encourager les résistances mais plus fortement
inverser le rapport de forces dans les urnes et dans les luttes.
A ce stade, nous savons que des approches différentes
existent entre nous sur plusieurs points. Ils sont connus et nous n'avons pas
cherché à les esquiver au cours de notre rencontre.
Nous ne pouvons préjuger des décisions souveraines de
chacun de nos partis.
Mais nous décidons de constituer un cadre politique
national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d'aller
ensemble aux régionales.
C'est pourquoi les partis et courants politiques
réunis ce jour se sont mis d'accord pour une prochaine réunion de notre groupe
de travail sur les Régionales le mercredi 7 octobre. Il aura pour première
tache d'élaborer un calendrier qui permettra d'organiser les discussions sur
tous les points à régler afin de trouver un accord
C'est un premier pas mais il est important car les
enjeux de ces élections sont non seulement régionaux mais nationaux. Ensemble,
nous pouvons contribuer à inverser le rapport de force entre la
droite, le patronat et les classes populaires dans les luttes et dans les
urnes.
Signataires : Fédération pour une alternative
sociale et écologique (FASE), Gauche unitaire, Les Alternatifs,
Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF),
Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche
(PG).
On également assisté à cette réunion au titre
d'observateurs, des délégations du Forum social des quartiers populaires (FSQP)
et de Lutte ouvrière (LO).
Commentaire du blog : Dans chaque département, dans chaque ville,
les représentants du Parti de Gauche se tiennent à la disposition des
organisations locales des partis signataires de cette déclaration mais aussi à
la disposition de la population, pour qu’ensemble nous construisions une véritable
alternative politique pour rompre avec le système actuel, battre la droite et
devancer la gauche d’accompagnement
27 septembre 2009
Elections législatives en Allemagne : une leçon pour nous?
Les résultats des élections législatives sont nous semblent
ils source d'enseignements pour nos partis politiques nationaux
La droite CDU + Libéraux du FPD progresse légèrement comme c'est, actuellement, le cas le plus fréquent en Europe
Mais dans cette progression ceux sont les libéraux qui tirent leurs épingles du jeu avec + 5% alors que les chrétiens démocrates reculeraient de 1,5%.
On a là la conséquence des discours et pratiques
idéologiques et économiques qui tendent à mettre en avant le libéralisme,
l'individualisme...
Mais ce qui se passe à gauche doit encore plus nous interpeller.
Le SPD (parti socialiste) était au pouvoir avec la droite (démocratie chrétienne) dans une grande alliance : résultats le SPD perd 11% des voix.
Avis aux amateurs d'une politique sociale démocrate et/ou d'une alliance avec le MODEM.
En revanche la Gauche de rupture avec « die Link » parti
rassemblant des communistes et des socialistes en rupture de ban devant les
dérives de leur ancien parti gagne autour de 4% pour atteindre pour la première
fois environ 12,5%
SI ce n'est pas un appel à poursuivre et élargir le Front de Gauche en France.....
en attendant bien sur aussi les résultats du Portugal
Communiqué de J L Mélenchon
Président du Parti de Gauche (dépêche de l’agence France Presse)
Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de
Gauche, a invité dimanche la gauche française à méditer les résultats des
élections allemandes, avec l'"échec misérable" du SPD et le
"score remarquable" de Die Linke.
"L'échec
misérable du SPD et la victoire de la droite de Mme Merkel condamnent la
stratégie lamentable des sociaux libéraux européens", écrit l'eurodéputé
dans un communiqué.
Il souligne "le
score remarquable de Die Linke, modèle sur lequel s'est lancé le Parti de
Gauche en France". "Je forme le voeu que toute la gauche française
médite cet enseignement, en particulier le Parti socialiste qui doit renoncer
une bonne fois pour toute à ses projets d'alliance à droite".
Communiqué du Parti de
Gauche :
Comme on pouvait le
craindre la grande coalition rassemblant la droite et les sociaux-démocrates en
Allemagne débouche ce soir sur la victoire électorale des conservateurs. Le SPD
paie lourdement cette alliance contre nature. Il perd plus d’un tiers de ses
voix et atteint son plus mauvais score depuis l’après-guerre.
La bonne nouvelle à
gauche vient de Die Linke. L’autre gauche allemande connaît une progression
magnifique. Elle améliore son résultat de 2005 de 50%. Die Linke se classe 4e
devant les Verts à l’échelle nationale. C’est un bouleversement politique
majeur en Allemagne mais aussi en Europe. Face à la faillite politique de la
sociale-démocratie, les salariés allemands sont en train d’ouvrir une autre
voie. Le Parti de Gauche, qui s'est placé dès sa naissance dans les pas de Die
Linke, reçoit ce vote comme un immense encouragement et une force nouvelle.
15 septembre 2009
Communiqué du Parti de Gauche après la fête de l'huma
Dans le souci d'une plus grande clarté voilà le communiqué fait au nom du parti de gauche par E Coquerel secrétaire national aux relations extérieures
APRES LA FETE DE L’HUMANITE : FRONT DE GAUCHE DANS LES LUTTES ET DANS LES URNES!
La Fête de l’Humanité a été un immense succès populaire. Une affluence remarquable, notamment dans les débats, a montré qu’il y a une attente forte dans notre pays d’une alternative de gauche. Elle a manifesté un grand potentiel de combativité contre la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy. Elle a témoigné de l’espoir qu’a suscité la naissance du Front de gauche pour nombre de nos concitoyens.
Nous sommes heureux d’avoir pris toute notre part dans ce moment de mobilisation, de débats et de fraternité à travers un stand qui a constitué un des points forts de la fête grâce au dévouement de plusieurs centaines de nos militants.
La Fête de l’humanité a aussi été marquée par les initiatives et
échanges des composantes du Front de gauche sur la manière de répondre
à cette attente populaire.
Pour notre part, nous avons proposé que le Front de gauche pour les
élections européennes devienne un Front de gauche durable, présent dans
les luttes et dans les urnes, lors des prochaines élections régionales,
présidentielle et législatives.
Cette grande ambition n’est pas compatible avec une alliance de premier
tour avec le Parti socialiste. Car l’objectif du Front de gauche est
justement de passer en tête de la gauche pour lui permettre de sortir
de l’impasse des primaires et des logiques d’accompagnement du
capitalisme portées par le PS.
En outre, les déclarations de Martine Aubry lors de la Fête ont rappelé
que la première secrétaire du PS refuse toujours d’exclure les
alliances avec le Modem notamment lors des prochains régionales. Ceci
renforce la nécessité pour l’autre gauche de se rassembler pour mettre
en échec ce tournant démocrate qui représente un grand péril pour la
gauche et de conserver son autonomie par rapport aux listes du PS au
premier tour.
C’est pourquoi nous avons dit que le Front de gauche ne tiendrait pas d’ateliers avec le PS qui auraient pour objet de discuter d’une ou de plusieurs plateformes partagées avec ce parti. Nous le réaffirmons. Cela serait en effet une source de confusion à une période politique où il est essentiel que les citoyens puissent choisir entre les deux lignes qui partagent de plus en plus nettement la gauche. C’est non seulement le seul moyen de changer la gauche mais également de mobiliser les électeurs pour battre la droite. Présent au premier tour, le Front de gauche s’alliera au Parti Socialiste et à Europe Ecologie au 2ème tour dans le cadre de fusions démocratiques pour que pas une région ne bascule à droite.
D’ici ces élections, nous proposons d’enraciner la démarche du Front de Gauche dans les luttes et dans les urnes, tel que nous l’avons initié avec nos partenaires au moment des élections européennes. Le Front de Gauche doit s’élargir à toutes les forces désireuses de construire une alternative politique à vocation majoritaire en rupture avec les logiques capitalistes et les modèles productivistes.
Pour celanous allons proposer rapidement à nos partenaires du Front de Gauche, PCF et Gauche Unitaire :
- d’engager dans les régions des campagnes d'urgences, alliant débat et action, tout d'abord autour des trois propositions de lois déposées par nos parlementaires pour les salaires et l'ensemble des revenus, pour l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui versent des dividendes aux actionnaires, pour la défense et le développement des services publics; sur les convergences nécessaires à construire pour le droit et le financement des retraites dès l'âge de 60 ans; et enfin pour la préparation du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique.
- D’engager dès maintenant en vue de des élections régionales un travail sur le contenu de politiques régionales clairement ancrées à gauche. Le Parti de Gauche propose donc à ses partenaires du Front de Gauche d’activer sans tarder le «groupe de travail» sur les politiques de ruptures dans les Régions que le PCF, Gauche Unitaire mais aussi d’autres forces, notamment le NPA, ont évoqué ensemble ou séparément depuis juillet et à nouveau, favorablement, au cours de la Fête de l’Humanité. Le NPA vient de proposer un rendez-vous en ce sens, nous répondons positivement sur le principe et allons maintenant travailler à en définir les modalités. Ce groupe de travail doit être ouvert à toutes les forces qui entendent œuvrer à des mesures de rupture avec la logique du système capitaliste et du modèle productiviste dans les régions d’une part et qui refusent en conséquence toute alliance avec le MODEM.
Eric COQUEREL Secrétaire National aux relations extérieures
14 septembre 2009
Régionales, Présidentielles, Législatives : Faire front avec l'autre gauche
Compte rendu du Débat du 12 septembre sur le stand du PG à la fête de l'Humanité (site du Parti de Gauche)
Samedi après-midi, sur le stand bondé du PG, des représentants de l'autre gauche ont débattu de la proposition dite du «Paquet»: se présenter unis aux trois élections régionales, législatives et présidentielles.
Selon Eric Coquerel, chargé d'introduire le débat, les primaires et l'alliance avec le Modem risquent de conduire à la disparition de la gauche. C'est pourquoi le PG a proposé ce Paquet. Le but de ce débat n'est pas de mettre les organisations au pied du mur en les sommant de répondre, mais de dégager les éléments de la discussion.
Jean-Jacques Boislaroussie, pour la Fédération et Les Alternatifs, fait valoir que «séparées, les forces de gauche ne sont pas en capacité de briser le duel entre le Parti socialiste et la droite». Il faut construire un cadre unitaire au sommet et à la base, puis dégager un corps de proposition commun. Pour les élections régionales, Jean-Jacques Boislaroussie prône une union indépendante du PS au 1er tour - la divergence stratégique étant profonde entre les socialistes et l'autre gauche - et des fusions démocratiques au second tour - afin de ne laisser aucune chance à la droite. Les Alternatifs ne font pas de la participation aux exécutifs une question identitaire, et débattent encore de cette question.
Christian Picquet, porte parole de la gauche unitaire, déplore que les exigences majoritaires des mobilisations populaires ne trouvent pas de débouché politique, même si la dynamique politique de la campagne des européennes a conduit au succès électoral du 7 juin. Il invite donc, au sein d'un Front de Gauche élargi, à travailler au contenu d'une plate forme de rupture avec le capitalisme. Les orientations de la gauche de gauche pouvant être majoritaires au sein de la gauche au premier tour, il faut porter la confrontation entre les deux gauches devant le peuple. Au deuxième tour, Christian Picquet appelle à fusionner l'ensemble des listes de gauche, sur la base du rapport de force du premier tour et en indépendance totale du Modem. Et de conclure: «Fou serait celui qui prendrait la responsabilité de briser l'espoir qui commence à se lever dans le pays. Le Front de Gauche peut se pérenniser et s'élargir».
Pour Pierre François Grond, membre de l'exécutif du NPA, la crise du capitalisme s'accompagne d'une crise du mouvement ouvrier. Le centre gauche fait une politique de droite. Au 1er tour, il faut donc être indépendant de l'orientation de la direction du Parti socialiste, et, au second tour, prendre la responsabilité de battre la droite. Mais, les deux gauches étant «programmatiquement irréconciliables», Pierre François Grond résume ainsi la position du NPA: «Une fusion démocratique, oui! Une fusion programmatique, non!». Il conclut: «Si on arrive à se réunir vite et à être utiles dans les mobilisations, on peut aller ensemble plus loin que 2012 encore!»
Pierre Laurent, Président de la coordination nationale du PCF, se demande comment aller vers des victoires autrement plus importantes que la promesse que le Front de Gauche a réussi à créer lors des élections européennes. Le spectacle d'une gauche impossible de se fédérer est organisépar Sarko; cela oblige la gauche à travailler en toute circonstance à la construction de majorité d'idées, d'actions et de projet. Pierre Laurent nous assure que le «choix de construire le Front de Gauche n'est pas un choix de circonstances pour le parti communiste, mais un choix durable. Le PCF est déterminé à poursuivre dans ce chemin là sans aucune ambigüité», avec la volonté d'élargir le Front de Gauche. Mais il faut se donner une ambition plus grande que les fusions techniques; il faut devenir majoritaire au sein de la gauche : «Nous ne sommes pas là pour compter les points entre la droite et une gauche sociale-libérale; nous voulons créer des majorités pour mener des politiques alternatives. Je crois que nous pouvons y arriver!»
Jean-Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche, nous exhorte à être «à la hauteur du mouvement révolutionnaire français». La question des exécutifs des régions est certes importante, mais il en est d'autres... Le score de Die Linke aux prochaines législatives allemandes, l'issue du nouveau référendum sur la Constitution européenne en Irlande, le coup d'État au Honduras, la confrontation électorale entre les deux gauches au Chili au mois de décembre prochain... Nous sommes là pour «changer l'histoire, c'est à cette hauteur qu'il faut mettre notre ambition!».
L'objectif du Front de gauche est de conquérir la majorité à gauche, de mener la gauche, d'être devant.
- Du point de vue de la construction d'un nouveau leadership à gauche, il faut donc que nous soyons autonomes au 1er tour. Pas un Français ne croit qu'on manque d'idées à propos de la politique que nous voulons appliquer. Le parti de gauche a proposé: le partage des richesses, la refondation républicaine de la France, la sortie du Traité de Lisbonne. Le Front de Gauche doit certes être élargi, mais il n'est pas élargissable au PS. Les listes autonomes au premier tour sont une manière de mobiliser le plus largement possible la gauche, pour affronter ensuite la droite.
- Au second tour d'une élection, «nous aiderons les socialistes là où ils en auront besoin, et VICE VERSA!!» Jean-Luc admet que la question des exécutifs reste à régler; il est «du point de vue qu'il veut que les points de vue avancent!»
Jean-Luc Mélenchon explicite les avantages du «Paquet». Mettre l'ensemble des élections dans la bataille permet à chacun de comprendre que, quand il met son bulletin dans l'urne, c'est pour trois élections. C'est un moyen de contourner cette «maudite présidentielle». Chacun, dans le respect des règles internes de son parti, pourrait consulter ses adhérents sur le Paquet - puisque cette proposition n'a pas été soumise lors du dernier congrès des différentes organisations.
Pour conclure, Jean-Luc Mélenchon nous invite à faire preuve de volontarisme: «Ayons de l'ambition! Tout ça, ça marche, à la condition qu'on veuille que ça marche! Il faut qu'on en sorte par le haut, et on en sortira par le haut, en se fixant de grands objectifs.»
15 juin 2009
quelques remarques sur l'analyse de P Guglielmi
Il n’est pas question pour
nous de polémiquer avec P Guglielmi. La situation est assez grave –cf le
discours de B Hortefeux sur l’âge retardé de la retraite- et l’état de la
gauche suffisamment inquiétant.
Neanmoins, quelques remarques
sur l’analyse de P Guglielmi
Sur la forme
Personne n’est « anti
socialiste », et je ne peux laisser écrire que "le représentant du
Parti de Gauche se livrant quant à lui, à des attaques permanentes contre les
socialistes"
Rappelons-nous que la
majorité des socialistes a voté contre le traité constitutionnel en 2005 et
c'est bien pour cela que nous avons appelé, via un tract qui débutait par
"électeurs de gauche vous avez voté en 2005 ...", ces électeurs à
nous rejoindre.
Nous nous sommes bornés à essayer de mettre en lumière ce que je
considère comme de la duplicité dans le programme du PS entre son
discours national, le manifesto et son approbation du traité de Lisbonne le 7
et 8 février 2008.
De la même façon -mais un peu
trop tard- au titre du PG, j'ai essayé de faire un exercice similaire pour
Europe écologie.
Par ailleurs dans son texte P
Guglielmi tente de diviser un "parti responsable" le PC et des
"trublions" le PG et le CCR mais je suis convaincu que lui-même ne le
crois pas.
Quant aux yeux de Chimène
que P Guglielmi prête à certains dans l’opposition, pour les verts. D'abord -pour faire un peu d'humour- les filles qui craquent pour l'assassin de leur papa ne me paraissent guère attirantes. Ensuite et surtout, ne pense
t’il pas que ce sont ces petits jeux de « je suggère », de « c’est
toi qui dit c’est toi qui y est »
qui détournent de la politique.
Enfin si la ville nous a, certes,
prêté des salles, ce n’est nullement par bonté d'âme mais parce qu'il s'agit d'un droit. Et s’il y a
eu prêt, c’est parce que le Front de
Gauche a demandé ces salles et a essayé de combattre l’abstention. Il aurait
été bien que tout le monde s’implique dans la campagne, le PS en tête.
Sur le fonds
Je regrette que M. Gugliemi
se borne à un exercice d’ordre mathématique et tactique.
Je crois qu’il aurait plus
intéressant qu’il se penche –comme nous essayons de le faire –sur les causes de
l’abstention-bureau par bureau- lors de ces européennes alors même qu’en 2005
70% des électeurs avaient votés.
N’est ce pas justement le
fait, que les partis dominants y compris le PS aient approuvé Lisbonne copie du
traité de 2005 bafouant ce vote, qui a provoqué chez les électeurs un sentiment
que quoiqu’ils disent, on n’en tient pas
compte ?
De même pourquoi une telle
abstention alors même que la crise atteint un point dramatique et que les
reformes de Sarkozy sont impopulaires ? La responsabilité de l’ex parti
principal de la Gauche n’est elle pas engagée par son incapacité à proposer une
véritable alternative à gauche, par ses querelles de personnes ?
En outre, dans ce texte, pas
un mot sur la droite.
Enfin sur le plan local, mon
âge, mon expérience politique ne me conduisent pas à penser qu’il y a une
remise en cause des équilibres politiques de la ville.
D’abord parce qu’il
s’agissait, d’élections pour le parlement européen et que le fait que 80% des
lois françaises sont issues de l’Europe rendait celles-ci suffisamment
importantes.
Ensuite parce que le seul
moment où nous saurons si les équilibres locaux ont changé, cela sera lors
d’élections locales !!!
Par contre je trouve M.
Guglielmi bien optimiste pour lui-même quand il ajoute l’électorat vert au sien
pour les comparer à celui du Front de Gauche. Je pense que personne n’est
propriétaire de ses voix et grand clerc est celui qui peut affirmer ce que feront
les votants d’Europe Ecologie lors des cantonales ou des régionales à venir.
Une dernière chose, je
regrette qu’à aucun moment, M. Guglielmi n’évoque la politique à mener
localement nationalement pour créer une alternative à gauche. Ni la politique à
mener, ni avec qui, ni comment, ni pourquoi faire. Ce qui importe d’abord c’est
le contenu !
On a vu dans d’autres pays –en
Italie par exemple- la gauche sociale-démocrate avoir pour obsession d’être la
seule représentante de la gauche et d’arriver quoiqu’il en coute au pouvoir.
Résultat : la gauche de rupture est certes réduite à la portion congrue,
mais la gauche sociale-démocrate n’est plus la gauche et en plus collectionne les
défaites au profit de S Berlusconi et de ses alliés de « la ligue du
Nord ».
En ce qui concerne le Parti
de Gauche, si nos adversaires peuvent être le PS ou le NPA, nous n’oublions
jamais que notre ennemi est la droite.
Alors plus que jamais, nous
souhaitons avec nos amis communistes, de la Gauche unitaire, d’une partie du
MRC…. –et localement du Comité Citoyen- poursuivre la construction d’un Front
de Gauche avec un vrai contenu de transformation du système.
C’est pour nous la seule
façon de battre la droite, le seul vote utile –la gauche sociale démocrate a
été écrasée en 1995, 2002, 2007-la seule manière pour proposer un réel
changement à nos concitoyens.
Les électeurs, les militants
écologistes, socialistes, de l’extrême gauche ont toutes leurs places dans ce
front, non pas simplement pour le rejoindre mais pour le construire avec nous.
14 juin 2009
Européennes : une analyse de Philippe Guglielmi
Nos lecteurs savent que
nous nous sommes impliqués pour le vote Front de Gauche. Mais nous
avons toujours voulu aussi que ce blog soit un lieu de débat,
d'expression des opinions -même si nous ne les partageons pas-. C'est
pourquoi nous nous faisons un plaisir de publier ce long article.
Se livrer à une analyse d’une élection suppose de le faire avec honnêteté
intellectuelle, c'est-à-dire donner au lecteur la base documentaire qui lui
permettra de se faire sa propre idée. C’est ce à quoi nous nous prêtons en
produisant les résultats des élections européennes sur Romainville depuis 10
ans soit depuis le scrutin du 17 juin 1999 et jusqu’au scrutin de ce dimanche
dernier :
Il est évidement nécessaire, pour avoir une cartographie exacte de
l’évolution de l’électorat de chacun d’y rapporter les résultats des élections
municipales de Romainville depuis 2001.
EUROPEENNES du 17 juin 1999
Inscrits 11754 Votants 5014 Participation 42,66 %
F HOLLANDE 808 16,92%
LE PEN 413 8,65%
N SARKOZY 299 6,26%
R HUE 1328 27,81%
A LAGUILLER 367
7,68%
C PASQUA 374
7,83%
D COHN BENDIT 521 10,91%
Regroupement
EXTREME DROITE 611 12,80%
DROITE REPUBLICAINE 850 17,80%
EXTREME GAUCHE 367 7,68%
MUNICIPALES 2001
Premier tour
Inscrits 11364 Votants 5890 Participation 51,83%
BARIAL MNR 730 12,85%
DOUSSIN (PC-PS) 2009 35,37%
VALLS 2071 36,46%
TRASI RPR 430 7,57%
BOLLE RPF 439 7,73%
Deuxième tour
Inscrits 11365 Votants 6196 Participation 54,51 %
BARIAL MNR 848 14,29%
DOUSSIN 2428 40,92%
VALLS 2657 44,78%
EUROPEENNES du 13 juin 2004
Inscrits 11635 Votants 4117 Participation 35,38 % %
JM LEPEN 472 11,83 % FN
Olivier BESANCENOT 175 4,39 %
Patrick GAUBERT 319 8,00 % UMP
Marielle DE SARNEZ 276 6,92 % UDF
Harlem
DESIR 958 24,02
%
Francis WURTZ 763 19,13
% Gauche populaire et citoyenne
Alain LIPIETZ 321 8,05 % Les Verts
MUNICIPALES ANTICIPEES 11 et 18 février 2007
Premier tour
Inscrits 11928 Votants 4878 Participation 41,90 %
BARIAL MNR 386 8,04 %
DOUSSIN 1597 33,27 %
VALLS 2245 46,77 %
BOUE UDF/UMP 572 11 ,92 %
Deuxième tour
Inscrits 11929 Votants 4964 Participation 41,61 %
BOUE UDF/UMP 681 13,93 %
DOUSSIN 1724 35,28 %
VALLS 2482 50,79 %
MUNICIPALES 9 MARS 2008 :
1° TOUR :
Inscrits 12 899 Votants 6507 blancs et nul 160 exprimés 6347
Joëlle
LABBEZ UMP 733 11,55 %
Corinne
VALLS DVG 2687 42,33 %
Gilles
BARRIAL MNR 412 6,49 %
S
WEISSELBERG 611 9,63 %
François
DELBOSC Modem 305 4,81 %
Sofia
DAUVERGNE PC 1599 25,19 %
2° TOUR :
Inscrits 12 899 Votants 6629 blancs et nul 163 exprimés 6466
Joelle
LABBEZ UMP 1019 15,76 %
Corinne
VALLS DVG 3134 48,47 %
Sofia
DAUVERGNE PC 2313 35,77 %
ELECTIONS EUROPÉENNES 7 juin 2009
Inscrits 13 057
Votants 4 351
Abstention 8706 soit 66,68 %
Front National : Jean Michel
DUBOIS 282 6,67 %
Europe Ecologie : Daniel COHN
BENDIT 826 19,53 %
UMP Michel BARNIER 673 15,91 %
NPA : Slaouti Omar 272 6,43 %
LO : MERCIER Jean-Pierre 78 1,84 %
Front de Gauche (PCF, CCR, PG) LE
HYARIC 706 16,69
%
Chang l’Europe Mainten avec les soc H
DESIR 620 14,66 %
MODEM Marielle DE SARNEZ 243 5,75 %
ELECTIONS EUROPÉENNES 7 juin 2009 en regard de celles de 2004 :
Source des deux tableaux comparatifs
ci-dessous Romainville perception (oui..oui !)
Evolution du nombre de voix
| 2009 | 2004 | Evlt | |
| Exprimés | 4229 | 3989 | 240 |
| Front de Gauche | 706 | 763 | -57 |
| PS | 620 | 958 | -338 |
| Verts | 826 | 321 | 505 |
| UMP | 673 | 319 | 354 |
| MODEM | 243 | 276 | -33 |
| NPA/LCR | 273 | 175 | 98 |
| FN | 282 | 472 | -190 |
| MPF | 103 | 138 | -35 |
EVOLUTION
DES POURCENTAGES
En matière de % les mêmes causes provoquent les mêmes effets
| 2009 | 2004 | Evol | |
| Front de Gauche | 16,69% | 19,13% | -2,43% |
| PS | 14,66% | 24,02% | -9,36% |
| Verts | 19,53% | 8,05% | 11,48% |
| UMP | 15,91% | 8,00% | 7,92% |
| MODEM | 5,75% | 6,92% | -1,17% |
| NPA LCR | 6,46% | 4,39% | 2,07% |
| FN | 6,67% | 11,83% | -5,16% |
| MPF | 2,44% | 3,46% | -1,02% |
ANALYSE
ET COMMENTAIRES SUR CES DIFFERENTS RESULTATS :
Sur le
soutien MGC au PS :
Il est logique car la majorité départementale est une majorité Gauche
Citoyenne PS. Il est assez exemplaire que cette alliance se retrouve au niveau
de la ville. Sur le report des voix, avec une perte PS de 338 voix entre 2004
et 2009, le résultat est très mauvais, d’autant qu’effectivement le MGC ne
soutenait pas le PS il y a 5 ans. La cause en est le manque de
« ciblage » sur l’Europe de notre campagne au plan national, et sur
le plan local le fait d’avoir le « nez dans le guidon » de la gestion
de la ville et de son programme de rénovation. Il est évident qu’au plan
national, et cela se retrouve sur la ville, il y avait un message adressé au PS
comme au PCF (qui avec le FG arrive à prés de 4 points derrière le PS au plan
départemental) « vous vous opposez
mal au gouvernement, réveillez vous et parlez nous d’Europe durant cette
campagne ! »
L’opposition FG a fait 10 réunions (avec autant de salles prêtées par la
ville) le MGC-PS aucune… La responsabilité essentielle en revient au PS qui a
« zappé » qu’une élection ne se fait pas sur un bilan. Lorsque les
résultats d’une élection sont mauvais ce n’est pas l’électeur qui se trompe
c’est celui qui brigue ses suffrages. De cela les socialistes prennent acte (et
de la leçon aussi) et ils initieront toutes mesures constructives pour
l’avenir.
Les militants PS et leurs sympathisants noteront que le Comité Citoyen
par son porte parole non désavoué, à expressément appelé à « battre le
PS », le représentant du Parti de Gauche se livrant quant à lui, à des
attaques permanentes contre les socialistes.
Ces deux mouvements ont axés leur stratégie sur le harcèlement du PS,
sans doute pour « mieux se faire voir » de leurs leaders communistes
qui ont été beaucoup moins agressifs à notre égard. Pour le PCF et le PS
l’ennemi était la droite, du moins je n’ose penser autrement.
En matière de reconstruction de la gauche on peut mieux faire.
Pour
autant ce vote remet’ il en cause les équilibres politiques sur la ville ?
Fondamentalement NON :
Car pour ce qui concerne le Front de Gauche qui en 2004 n’était composé
que du PC, il régresse de 57 voix. Le problème du report des voix malgré le
soutien du Comité Citoyen et du Parti de Gauche est du même ordre que dans le
cas de l’alliance MGC-PS. Il est très net que le Comité Citoyen et le Parti de
gauche n’ont pas apporté de voix de voix au PCF, à moins que comme nous
socialistes, le PCF reconnaisse qu’il a largement régressé ?
Le Score du FG sur la base des dernières élections municipales aurait du
être de 9,63% (S WEISSELBERG) + 25,19% (S DAUVERGNE) soit au total limite haute
34,82% pour seulement 16,69% à l’arrivée. Pour le MGC-PS le même calcul donne
en limite haute possible 42,33% (score C VALLS 1er tour des
municipales) – 19,53% (score des verts à ces européennes, ces derniers se
présentant seuls) soit un score possible de 22,8 % pour un résultat de 14,66 %.
On peu ainsi mieux juger de la volatilité des 2% qui séparent le score du FG de
celui du MGC-PS.
Notons encore que les autres groupes de la majorité, outre les verts qui
sont dans leur logique politique respectable, ne se sont pas portés en soutien
de la liste MGC-PS ( Forum de Romainville- Groupe gaullistes Romainvillois et Parti
Radical n’ont pas pris part à cette campagne).
Quant à dire que chaque élection classe les partis entre eux par rapport
aux échéances locales, c’est là une notion très approximative. Ainsi le PS se
classe en tête sur la ville, dans toutes les élections nationales depuis prés
de 10 ans. Cela ne lui a jamais accordé la légitimité de briguer la première
place au plan local et il ne l’a pas réclamée. Car cette logique implacable,
soit disant, a été démentie par la réalité de scrutins municipaux et cantonaux.
Corinne VALLS est toujours arrivée en tête dans ces scrutins et elle les a tous
remportés. C’est la preuve de la distance qu’il faut savoir prendre dans les
analyses sur les scrutions du type Européennes, législatives, Présidentielles.
Nous savons tous que l’élection du Maire (ou l’élection cantonale car la ville
est également canton) échappe aux logiques de partis. C’est une élection extrêmement
personnalisée.
Certes les socialistes auraient désiré conserver leurs suffrages, mais
la démocratie en a décidé autrement et il faut être beau joueur. Toutefois le
score des verts n’est pas, pour nous qui les connaissons au plan local, la plus
mauvaise nouvelle. Ceux de l’opposition qui les toisaient hier avec dédain,
semblent déjà avoir pour eux les yeux de Chimène.
Et puis finalement, nous partageons avec l’opposition un même optimise
(c’est aux futures échéances de rendre pessimiste l’un ou l’autre) car à
l’issue de ces européennes, la majorité municipale tient bon car elle totalise
en fin de compte : 19,53 (les verts) + 14,66% (MGC-PS) soit un total de 34,15 % contre
16,69 (FG) + 1,84% (LO) = 18,53 %
15,62 %
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09 juin 2009
Remerciements du Front de Gauche à ses électeurs
Romainville, le 8 juin 2009
Mademoiselle,
Madame, Monsieur,
Nous
remercions les 16,70% d’électeurs Romainvillois qui ont choisi le front de
gauche, plaçant cette nouvelle force politique en deuxième position devant
l’UMP et le Parti Socialiste.
En
France, 5 député-e-s au lieu de 3 vous représenteront au sein du parlement
européen.
Pour
autant, 60% de la population s’est abstenue et la gauche est dispersée, alors
que les politiques libérales menées par la droite s’amplifient.
Il est donc plus que
jamais nécessaire de construire une alternative à gauche localement et
nationalement.
Le
Parti Communiste, le Parti de Gauche, le Comité Citoyen Romainvillois et la Gauche
Unitaire (issue du NPA) poursuivront la démarche unitaire et appellent toutes
les Romainvilloises et tous les Romainvillois à s’associer à cette démarche
afin que le Front de Gauche devienne FRONT
POPULAIRE.
Contact : fgromainville@gmail.com
Complément
du Parti de Gauche :
Les militants du Parti de Gauche
de Romainville souhaitent se féliciter publiquement du travail mené avec les
militants communistes, ceux du comité citoyen d’autres romainvillois sans
appartenance particulière et de l'ambiance qui régnait.
A Romainville comme ailleurs le Front est aussi une aventure humaine, où
chacun, avec ses particularités, apporte sa contribution et où tous, dans le
respect, l'écoute et la fraternité, essaient de construire un avenir meilleur.
Nous n’en sommes qu’au début du
chemin.
Evolution 2004/2009 sur Romainville
EVOLUTION DU NOMBRE DE VOIX
| 2009 | 2004 | Evlt | |
| Exprimés | 4229 | 3989 | 240 |
| Front de Gauche | 706 | 763 | -57 |
| PS | 620 | 958 | -338 |
| Verts | 826 | 321 | 505 |
| UMP | 673 | 319 | 354 |
| MODEM | 243 | 276 | -33 |
| NPA/LCR | 273 | 175 | 98 |
| FN | 282 | 472 | -190 |
| MPF | 103 | 138 | -35 |

On s'aperçoit d'abord que le nombre d'exprimés augmente nettement.
Malheureusement cela n'est pas du à une participation plus massive des Romainvillois. Au contraire le taux de votants était de 35,3% en 2004
il n'est plus que de 33,3% en 2009.
La cause en est, en fait, la croissance massive du nombre d'inscrits sur les listes électorales
(jeunes inscrits d'office?) qui passe de 11 637 en 2004 à 13 057 en
2009.
En terme de voix, l'extrême droite baisse de façon tres sensible moins 225 voix.
Ces
voix semblent se porter vers l'UMP. En outre cette dernière bénéficie
d'une progression liée à l'évolution de la ville et au fait qu'en 2004
son score était extrêmement bas.
A gauche le Front de Gauche perd des voix mais semble stopper la chute qui semblait inexorable du PC
Le PS -malgré le soutien du Maire C Valls qui n'apparait n'avoir eu aucun impact- s'écroule
Enfin
les verts font plus que doubler leur nombre d'électeurs se positionnant
comme la force politique dominante -avec le front de gauche- de la
ville.
EVOLUTION DES POURCENTAGES
En matière de pourcentage les mêmes causes provoquent les mêmes effets
| 2009 | 2004 | Evol | |
| Front de Gauche | 16,69% | 19,13% | -2,43% |
| PS | 14,66% | 24,02% | -9,36% |
| Verts | 19,53% | 8,05% | 11,48% |
| UMP | 15,91% | 8,00% | 7,92% |
| MODEM | 5,75% | 6,92% | -1,17% |
| NPA LCR | 6,46% | 4,39% | 2,07% |
| FN | 6,67% | 11,83% | -5,16% |
| MPF | 2,44% | 3,46% | -1,02% |





