27 juillet 2009
combien de malaise le dimanche?
Le sénat a voté le travail du dimanche :
Dans les périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (PUCE) de Paris, Lille et Marseille. le texte prévoit (extrait du journal le Figaro) que les entreprises «pourront demander une dérogation» préfectorale «si, et
seulement si il y a un accord avec les partenaires sociaux fixant les
contreparties pour les salariés». À défaut d'accord, la
contrepartie minimale, validée obligatoirement par un référendum
d'entreprise, sera un doublement du salaire et un repos compensateur.
Le texte propose aussi des garanties pour les salariés qui ne veulent
pas travailler le dimanche. Le travail devra reposer sur le
volontariat, sous la forme d'un accord explicite du salarié. Un
employeur ne pourra refuser d'embaucher une personne qui ne veut pas
travailler ce jour-là. Chaque salarié disposera d'un droit de retrait :
s'il ne souhaite plus travailler le dimanche, son employeur devra
respecter cette décision.
Toutes ces contreparties ne s'appliqueront pas aux zones touristiques et thermales et dans les 180 zones où existent des dérogations
(restaurants, hôpitaux, cinémas...), où «tout emploi est susceptible
d'impliquer pour un salarié un travail le dimanche». Dans ces zones,
les contreparties sont réglées selon les dispositions du code du
travail ou selon d'éventuels accords locaux.
Nous ferra t'on vraiment croire que le volontariat sera respecté longtemps?
Quelles conséquences sur la vie de famille? quelles conséquences sur les enfants dont un ou les 2 parents travailleront? Quelles conséquences sur la santé physique et morale des salariés?
N Sarkozy a fait un malaise un dimanche et pourtant il ne travaillait pas -qu'il récupére le plus vite possible- C'était son choix de courrir
Combien en feront à cause de sa loi?
20 juillet 2009
Décès de Georges Valbon
ci après lire l'article de l'humanité lui rendant hommage
Disparition de Georges Valbon, résistant et bâtisseur
Fils d’immigrés italiens, il participa à la libération du territoire, aux portes de Paris, qui devint la Seine Saint-Denis, et dont il fut le premier président. Il est mort samedi dans sa quatre-vingt-cinquième année.
Il était une figure du communisme en Seine-Saint-Denis, qu’il a parcourue toute au long de sa vie de militant, du Bagnolet des années de jeunesse à Bobigny, où il a présidé le Conseil général dès 1968 à la création du département, jusqu’en 1993. La mort de Georges Valbon, samedi, a suscité une vive émotion dans le 93. Il fut parmi les plus importants artisans des réalisations sociales et culturelles audacieuses qui firent la fierté des collectivités gérée par les communistes. On ne peut réduire le rôle de Georges Valbon aux limites géographiques du territoire séquano-dyonisien, mais il incarnait à lui seul plusieurs caractéristiques de cette banlieue ouvrière depuis les années trente, où l’on travaillait dur, et où l’on se battait dur contre les patrons. Dans le combat de classe se forgeait la solidarité avec les travailleurs immigrés fuyant la misère, les persécutions antisémites, le fascisme ou le franquisme.
Georges Valbon est fils d’immigrés italiens. Son père Pie-Julien
Valbon, a quitté le val d’Aoste où vient de triompher Mussolini. Après
un court séjour à Lunery (Cher), lieu de naissance de Georges en 1924,
la famille s’installe à Bagnolet.. Sa mère Cécile est couturière et
Pie-Julien se fixe comme plombier couvreur. Bon élève, le jeune homme
obtient son certificat d’études primaires avec mention très bien. Il
passe ensuite le concours de l’école Chaix où pendant quatre ans il
apprendra le métier de typographe. Avec l’occupation nazie,
l’adolescent est rattrapé par le fascisme que ses parents ont fui. Il
est encore élève typographe, quand il imprime ses premiers tracts
antinazis sur les presses de l’école.
Réfractaire au STO, il devient clandestin. En juillet 1944,
lieutenant FTP il commande un groupe armé à Bagnolet, participe à la
libération de la mairie des Lilas, puis de Montreuil, des forts de
Rosny et de Romainville. Il combat les Allemands place de la République
à Paris. Engagé volontaire en septembre 1944, il quitte l’armée en 1946
en refusant d’aller faire la guerre colonial en Indochine.
« Ce n’est pas, expliquera Georges Valbon, parce que des hommes, des femmes, des enfants sont nés pauvres qu’ils doivent avoir en enseignement au rabais. »
Dans le pays à reconstruire, Georges Valbon sera l’un des bâtisseurs de cette partie du département de la Seine, où il a combattu les armes à la main. À Bagnolet, d’abord, où il devient secrétaire de la section du parti communiste puis il occupe des responsabilité dans la fédération Seine-Nord-est. Jean-Claude Lefort, député honoraire du Val de Marne, et lui même originaire de Bagnolet, se souvient : « mes parents étaient les gardiens de la section, c’est là que je suis né. Georges n’a plus quitté notre vie depuis ces termps pourtant lointains. ». « C’était un homme d’une immense culture. Il a côtoyé les « grands » avec autant de bonheur que es simples gens ». Ce goût de la culture, cet amour de la musique ne furent pas un violon d’Ingres cultivé dans le jardin secret de l’homme politique. L’ambition, révolutionnaire, des communistes de faire de la culture un bien commun a profondément marqué la gestion des communes puis du déparrement par les communistes. Dès 1970, la Seine-Saint-Denis comptait une trentaine de conservatoires. La culture n’est pas un luxe, pas davantage qu’elle ne doit rester l’apanage des classes favorisées. Cette politique qui fait de l’accès aux activités culturelles une priorité recueille l’adhésion de la population. À Bobigny, dont Georges Valbon est maire de 1965 à 1996, la fréquentation du conservatoire de musique passe de 300 jeunes en 1971 à 1600 cinq ans plus tard. « Ce n’est pas, expliquera Georges Valbon, parce que des hommes, des femmes, des enfants sont nés pauvres, de par la responsabilité des riches qu’ils doivent avoir un enseignement au rabais. Notre consevatoire est un instrument de qualité, de lutte contre l’inégalité ». Ce qui vaut pour le droit des travailleurs à la musique, l’est tout autant pour les autres facettes du champ culturel. La Seine-Saint-Denis doit à cette gestion émancipatrice, le nombre de ses cinémas municipaux, de ces théâtres, du dynamisme de la création artistiques que tant d’habitants de la capitale découvrent dans le « 9.3 »
Tout en continuant d’excercer des responsabilités au plan national dans les instances du PCF, Georges Valbon ne sacrifia qu’une parenthèse de sa vie militante hors de son département. En 1982, après la victoire de François Mitterrand et la formation pour la première fois depuis 1947 d’un gouvernement à participation communiste, il accepta de quitter la présidence du département pour devenir président des Charbonnages de France à la demande du nouveau gouvernement. Le militant, habité par le sens de l’intérêt général, ne pouvait se dérober. Mais un an et demi plus tard, ne voulant servir de caution à une politique s’éloignant des objectifs de 1981, Georges Valbon prenait ses responsabilité en démissionnant, neuf mois avant que les ministres communistes fassent de même en juillet 1984… Et revenait à Bobigny.
Jean-Paul Piérot
Culture mais aussi action pour l'enfance et la petite enfance - crèches, PMI, Protection- , et bien sur le tramway à qui il était un des rares à croire à l'époque....
et ce message dans l'article sur la nécessité de donner toutes les chances à tous -et en particulier via l'éducation. Ce blog ne peut qu'y être sensible et penser que ces mots sont toujours d'actualité et qu'à Romainville, on devrait s'en inspirer au lieu de dépenser des millions pour le hochet du Maire qu'est la collecte par pneumatique.
Nous nous associons aux hommages rendus à un grand homme politique, à un grand élu local
13 juillet 2009
Agglomération : des économies disent ils tous
C'est l'été, période plus calme parait il .
Mais nos élus continuent à travailler sur l'agglomération. Grosse réunion la semaine dernière en Mairie par exemple et vote au conseil municipal il y a 2 semaines sur le périmètre.
et nous regrettons pour notre part de constater que le PC -sans doute par discipline de parti, parce que Bobigny et Bagnolet poussent pour sauver ce qui peut l'être- vote pour. Le comité citoyen lui s'abstient.
Mais personne ni de la majorité ni de l'opposition au sein du conseil, n'a pour l'instant apporté un seul argument montrant l'intérêt du machin!!!
J'en ai peut être trouvé un -pas forcement pour la population de la ville- mais au moins pour comprendre ce qui fait bouger nos élus.
Agglomération de Metz 250 000 habitants (rappelons que le machin en comprendrait 350 000) : 48 vices présidents et 170 délégués, indemnisés à hauteur de 1 777
€ pour les premiers et de 224 € mensuels bruts pour les seconds, soit 1,5 millions d'euros par an
http://www.metzmetropole.fr/site/institution_fonction_bureau.php
Gageons qu'ici aussi il y en aura pour tous en terme de postes et d' indemnités. Gageons aussi que, même s'ils n'ont pas voté contre le projet de périmètre, le PC et le comité citoyen continueront à demander comme nous un référendum
09 juillet 2009
Le Parti de Gauche recoit des renforts
Martine Billard députée verte de Paris et Paul Ariès rejoignent le parti de gauche
ci après leur communiqué :
Appel pour un Parti de Gauche écologiste
par: Paul Ariès, objecteur de croissance, directeur du Sarkophage, et Martine Billard, écologiste, députée de Paris
Les résultats des élections européennes témoignent de la montée en puissance d’une abstention des jeunes et des milieux populaires qui reflète à la fois le refus de l’Europe libérale, la crise de la représentation et la défiance politique qui touche l’ensemble des partis.
Dans le même temps, chacun peut constater la demande d’écologie exprimée dans le vote pour Europe Ecologie et le refus des régressions sociales et du libéralisme incarné par les scores du Front de Gauche et du NPA.
Dans ces deux domaines, l’urgence nous impose des décisions courageuses. Or le système capitaliste productiviste a sombré dans la démesure en consommant l'équivalent de plusieurs planètes! Les pays les plus pauvres, qui en sont pourtant les moins responsables, sont les premières victimes des catastrophes. Les pays les plus riches doivent donc montrer l’exemple. Faisons comprendre qu'il n’est pas possible d’avoir courir derrière une croissance infinie dans un monde fini. La décroissance de l’empreinte écologique est une absolue nécessité: il revient au politique d’en dessiner les contours.
En France, il y a urgence à faire front au sarkoproductivisme. Pour cela les réponses aux crises écologique, sociale et démocratique nécessitent de s’attaquer au mal à la racine en proposant une rupture franche avec les modes de production et de consommation dominants et de rejeter sans ambiguïté les assauts des démarches marketing d' « écolo-blanchiment » qui, au-delà de l'effet de mode, participent à l'aggravation de la crise écologique. Le « capitalisme vert » ou la croissance verte, derniers avatars de l’économie de marché, n'offrent pas de solutions à la hauteur des enjeux du XXIème siècle.
Il n’y aura donc pas d’alternative crédible tant qu’une nouvelle construction politique ne prendra pas en compte les exigences d’une transformation à la fois sociale et écologiste.
Nous sommes convaincus que le Parti de Gauche peut être l'un des vecteurs de cette convergence. Il doit pour cela tirer les leçons de la nouvelle situation et des limites actuelles de la gauche.
Pour nous, qui avons le souci de la préservation de la planète chevillé au corps tout autant que le désir d’égalité sociale et la lutte contre la société du mépris, le Parti de Gauche doit accomplir un geste symbolique à la hauteur des enjeux historiques en montrant qu’il est la force qui rompt avec l’aveuglement du passé. Cela suppose qu'il revendique explicitement l'identité écologiste, seule façon d’ancrer clairement sa volonté de se positionner tout autant dans les riches traditions de gauche que dans celles de l’écologie politique. L’écologie ne va pas de soi, elle n’est pas une demi mesure et doit compter à part entière dans l’identité – et donc dans le nom-même – de cette force politique nouvelle. Le Parti de Gauche doit franchir ce pas pour construire une dynamique collective de convergences qui dépasse de simples ralliements individuels.
Il a décidé de tenir en fin d’année un congrès refondateur et propose pour cela un comité de co-organisation. Nous prenons nos responsabilités en rassemblant des écologistes antilibéraux et des militants de gauche antiproductivistes pour participer à cette refondation vers un parti de gauche écologiste.
Pour se joindre à cette démarche envoyer un mail à gauche-ecologiste@orange.fr
01 juillet 2009
J'ai honte
A voir : http://www.youtube.com/watch?v=JE_WbQfoUmI
J'ai honte :
3 observations:
- M. Sarkozy peut faire ce qu'il veut au mépris de la loi qui interdit le travail du dimanche. Il appelle; les magasins ouvrent mais de quel droit? Sommes nous encore un pays de loi ou une république bananière "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" disait La Fontaine
- Doit on dire oui à n'importe quelle demande? L'argument est d'une démagogie et d'une faiblesse consternante.
- Il est simple d'expliquer à Mme Obama pourquoi les magasins sont fermés. Elles voulaient faire ses courses avec ses filles. Eh bien, les parents ici aussi en France ont envie de passer leur dimanche avec leurs enfants. Par ailleurs elle pouvait peut être y aller le lundi et de surcroit les filles ont 10 et 7 ans. N'ont elles rien de mieux à faire? parcs, expos...
Le betisier des intégristes (2 exemples)
Chassez le naturel il revient au galop.
Suite à la proposition d’André Guerin les intégristes se lâchent.
Pétition à l’UAM 93
:(les mêmes qui sur le site ont diffusé
largement les vidéos de Dieudonné, on mit un sondage pour les européennes qui donnaient
50% des voix à la liste antisioniste et dans l’ancienne mouture du blog publiez
un journal qui se posait sur 4 pages la question de savoir s’il était licite de
battre sa femme selon le coran !!)
« Nous, citoyens de la République française, enseignants, élus, intellectuels, chefs d'entreprise, membres de la société civile de toutes confessions appelons à une mobilisation générale contre l'initiative du député de Vénissieux, André Gérin pour légiférer sur la tenue vestimentaire des femmes musulmanes.
Assurés qu'une telle loi, nécessairement islamophobe, ne fera que stigmatiser davantage les citoyens de confession musulmane…..
Convaincus que l'Etat
laïc ne doit en aucune manière intervenir et interférer dans les pratiques
sociales individuelles, aussi choquantes puissent-elles paraître…. »
Ben mon neveu, si
chacun peut faire ce qu’il veut même si c’est choquant vive l’exhibition et la
masturbation en public (par ailleurs une bonne nouvelle quand même : les
athées n'ont, semble t'il pas le droit de signer la pétition. N'est il pas dis
: "membre de la société civile de toutes confessions..." Ceux qui
n'en ont pas, bernique)
Un Communiqué des inénarrables de l’UOIF :
« ….
Le débat sur le niqab est ancien :
Le port du voile facial n’est pas une nouveauté dans la jurisprudence musulmane. Il n’est donc pas nécessairement lié au contexte politique actuel. Et les jugements expéditifs le considérant comme une quelconque défiance à la société laïque doivent être tempérés.
Le port du voile
facial a été, depuis toujours, pratiqué par certaines femmes musulmanes comme
prolongement du voile islamique (Hijab) et par une sensibilité qui leur est
propre de pudeur et de préservation de leur chasteté.
…
Il est entendu que l’UOIF opte pour la position qui fait l’unanimité c’est-à-dire pour le voile islamique (Hijab).
Fidèle à sa ligne de conduite, l’UOIF ne se donne pas le droit de dissimuler les autres avis et considère que c’est de la liberté de chacune de choisir l’habit et l’avis qu’elle veut, pourvu qu’elle l’ait fait librement, sans aucune contrainte et que son choix soit réfléchi et librement assumé.
L’UOIF considère
aussi que, concernant les affaires cultuelles, c’est à chaque religion de
déterminer les mécanismes et les procédés pour établir l’ensemble de choix et
définir les orientations d’adoration pour ses fidèles. »
Quand on sait ce que véhiculent
les livres « saints » -bible (ancien ou nouveau testament) ou coran-
en matière d’intolérance, de non-respects des différences, de pratiques d’assassinats
collectifs.. Ça fait rêver que « les religions déterminent… » Question
subsidiaire : qui –et sur quelles bases – a, au sein des religions, la
légitimité pour décider ?
Pour plus de franchise
on ne peut que conseiller la lecture du site suivant et de ses arguments :
http://niquab.ifrance.com/siteniqab.htm
Cela pourrait presque
être rigolo si derrière ce n’était pas la vie de femmes qui était en jeu