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18 juin 2009

Recours contre la reconnaissance des diplomes religieux

Dans le cadre des attaques constantes de N Sarkozy contre la laïcité - Il suffit de se rappeler son discours de Latran- le 18 décembre 2008, un accord sur la reconnaissance des grades et des diplômes dans l'enseignement supérieur et son protocole d'application, ont été signés entre la République Française et le Saint-Siège.

Cet accord a eu pour objet, d'une part, d'assurer la reconnaissance des périodes d'études, des grades et des diplômes et, d'autre part, d'organiser la lisibilité des grades et des diplômes de l'enseignement supérieur.

Nous venons d’être informés par Philippe Guglielmi du dépôt d’un recours contre cet accord.

Nous ne pouvons que nous féliciter d’un tel recours qui a pour origine des personnes privés, des associations : Le Grand Orient De France, L'Union des Famille Laïques, L'Observatoire International de la Laïcité, La Fédération du Droit Humain, Le Comité 1905, La Grande Loge Mixte Universelle, Le Comité Laïcité République, L'Observatoire de la Laïcité de Provence et d'Aix, Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l'Ecole Confessionnelle, La Grande Loge Mixte de France, Le Centre d'Action Européenne Démocratique et Laïque, Association des Libres Penseurs de France, Le Chevalier de La Barre, Association Laïcité 2005, Association Laïcité Liberté –dont P Guglielmi est  secrétaire du bureau executif et président d’honneur-, Espérance 54 et également des députés communistes, socialistes, et du parti de gauche.

Dans ce recours il est indiqué par exemple (nous citons) que le principe de laïcité, inscrit dans la Constitution de 1958 est considéré par le Conseil d'Etat (rapport 2004 « Réflexions sur la laïcité »), comme une « clé de voûte » de la République.

Or, le principe de séparation et son corollaire de « non reconnaissance », sont remis en cause par plusieurs dispositions de l'accord publié par le décret attaqué. Tels est le cas des dispositions relatives :

- à la reconnaissance des « diplômes ecclésiastiques » délivrés dans le cadre exclusif de l'exercice du seul culte catholique ; il est permis d'ajouter que la reconnaissance de tels diplômes, outre qu'elle ne correspond à aucun intérêt général, se heurte au principe de la « liberté de conscience » posé par l'article premier de la même loi de 1905 ; des « diplômes » propres au seul culte catholique ne sauraient relever que des croyances et des directives magistrales propres à ce culte, non de connaissances universellement admises et sujettes à la critique rationnelle ;

- à la reconnaissance de l'autorité religieuse pontificale sur les établissements 'enseignement supérieur catholiques français ; aucun des Instituts catholiques français ne dispose, en effet, d'un statut d'extraterritorialité qui permettrait au Saint-Siège, en tant qu'organisme de droit international, de stipuler pour lui ;

- à la reconnaissance de grades et diplômes délivrés par des établissements d'enseignement supérieur français et étrangers, du seul fait qu'ils sont catholiques, et habilités par une institution religieuse, le Saint-Siège, ou délivrés selon ses prescriptions cultuelles ;

- à la reconnaissance d'une autorité religieuse comme ayant capacité à contracter avec la République française....

Nous ne pouvons qu'espérer que la justice donnera raison à l'ensemble de ces personnes et associations.

Les intégristes de tous poils essaient par tous les moyens d'enfoncer petit à petit ce qui fait la laïcité à la française. Celle-ci est pourtant le meilleur garant du « vivre ensemble »

Posté par jean meslier à 19:08 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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