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31 mars 2009

Les évaluations de CM2

Le Ministère de l’Education Nationale vient de publier les résultats des évaluations de CM2.

Il ne s’agit pas de les sacraliser, il ne s’agit pas non plus de les jeter (on ne diminue pas la fièvre en cassant le thermomètre.

C es résultats sont disponibles par académie et par département.

Que disent ils pour la Seine Saint Denis ?

 

 

En Français

  • 31 % des élèves ont plus de 40 bonnes      réponses. Ils ont des acquis très solides. (Moyenne nationale : 45%)
         31 % des élèves ont entre 30 et 39 bonnes réponses. Ils ont de      bons acquis qui seront développés dans les mois à venir. (Moyenne      nationale : 30%)
  • 26 %      des élèves ont entre 20 et 29 bonnes réponses Leurs acquis sont      encore fragiles. Ils seront à consolider dans les mois à venir. (Moyenne      nationale : 18%)
  • 12 %      des élèves ont moins de 20 bonnes réponses. Leurs acquis ne sont pas      suffisants. Ils bénéficieront d'une aide spécifique. (Moyenne nationale :      7 %)

 

En Math

  • 22 %      des élèves ont plus de 26 bonnes réponses. Ils ont des acquis très      solides. (Moyenne Nationale : 35 %)
  • 29 %      des élèves ont entre 20 et 26 bonnes réponses. Ils ont de bons acquis      qui seront développés dans les mois à venir. (Moyenne Nationale : 30 %)
  • 25 %      des élèves ont entre 14 et 19 bonnes réponses. Leurs acquis sont      encore fragiles. Ils seront à consolider dans les mois à venir. (Moyenne      Nationale : 20 %)
  • 24 %      des élèves ont moins de 13 bonnes réponses. Leurs acquis ne sont pas      suffisants. Ils bénéficieront d'une aide spécifique. (Moyenne Nationale :      15 %)

 

On s’aperçoit donc que le nombre d’enfants ayant des difficultés ou des acquis fragiles est supérieur de 13% en Français et de 14% en Math par rapport à la France Entière.

 

A titre de comparaison la moitié des enfants de Seine Saint Denis ont eu plus de 33 bonnes réponses en français. A Paris c’est 42 bonnes réponses pour la moitié des enfants.

 

Cela expliquerait peut être qu’au lieu de développer le projet de réussite éducative pour les enfants de notre ville, la municipalité préfère vendre pas cher des terrains à des promoteurs privés pour des logements de standing pour parisiens passant le périphérique (voir notre message du 16 janvier intitulé « ce n’est pas nous qui le disons » qui reprenait un article du Parisien).    

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30 mars 2009

Budget communal : Intervention de S Weisselberg Elu Citoyen

Intervention de Stéphane Weisselberg, conseiller Municipal Citoyen sur le dossier Budget primitif 2009

 au conseil municipal du 25 mars 2009

 

Mme le maire,

 

J’avais choisi de ne pas intervenir ce soir pour vous surprendre un peu, pour mieux écouter surtout. La mise en sommeil permet parfois plus de sagesse, plus de tempérance dans l’analyse des choses et finalement plus de sérénité dans l’approche du débat contradictoire.

Mais vous connaissez mon tempérament impétueux ; « l’effronté de gauche » comme me qualifiait un ami cher récemment, heureux de son jeu de mot, ne peut tenir sa langue : je vais réagir à ce que je viens d’entendre et au dossier de budget 2009 que vous nous présentez.

Sans agressivité démesurée ou déplacée, sans me draper dans la peau de l’omni-opposant dont je fus affublé par Maxence Alcade et comme vous l’avez demandé vous-même, Mme le maire, le mois dernier. En regard, j’espère que vous serez vous préserver de toute arrogance, comme vous vous y êtes engagée.

Vous nous avez entretenu, lors du débat d’orientation budgétaire, des raisons pour lesquelles un maire qui se prétend de gauche comme vous, qui affirme son opposition résolue à la logique capitaliste et à un de ses ardents défenseurs Nicolas Sarkozy (même s’il entend la moraliser), baissait les impôts !

Alors il y a bien des choix et des orientations que je ne partage pas dans ce budget mais je dois dire que c’est d’abord cette annonce aussi anachronique qu’antithétique avec la conception d’une société juste et solidaire qui me sidère !

L’impôt, c’est d’abord l’effort contributif à la redistribution des richesses ; c’est particulièrement en France un levier qui participe de la justice sociale, c’est avant tout ce qui permet le maintien et le développement des services publics dont la solidarité avec les populations les plus défavorisées.

Et puis le 1er pourfendeur de l’impôt, c’est quand même l’actuel président de la République !

Pour des raisons idéologiques qui font justement la césure entre la droite et la gauche, qui font que l’une prend en compte d’abord l’individu et l’autre privilégie le collectif dans son approche de la politique.

C’est pour cela que si j’ai toujours été pour la limitation de la pression fiscale, en particulier dans la période de crise économique que nous connaissons, je ne comprends pas votre décision.

Sauf à penser que vous avez définitivement rompu avec vos attaches doctrinaires !

Ces milliers d’euros de recettes fiscales auraient été bien utiles pour le CCAS dont vous amputez la subvention de 110 000 euros, soit 33%. On peut pourtant raisonnablement penser que les services sociaux de la ville vont être de plus en plus sollicités. Mais ils auraient été bien utiles aussi pour le régime indemnitaire des agents communaux puisque vous parlez de redonner du pouvoir d’achat aux romainvillois. Non pas en les pénalisant sur leurs primes après 8 jours d’absence, comme vous avez voulu le faire prétextant lutter contre l’absentéisme. Mais bien au contraire, en les mobilisant sur leurs missions de service public !

Car si les dépenses de fonctionnement augmentent en ce qui concerne la rémunération des personnels non titulaires, elle baisse de 40 000 euros pour celle des personnels titulaires. Je ne vois donc pas où sont traduits vos engagements du mois dernier, ne serait-ce qu’à propos des 147 agents les moins bien payés.

Que penser d’autre part de la diminution de la subvention au comité des œuvres sociales des agents communaux, qui passe de 203 000 euros en 2007 à 155 000 en 2008 et à 100 000 euros aujourd’hui ?

Tout ceci est d’autant plus gênant que dans le même temps, les indemnités d’élus augmentent de plus de 10% en 2009 (lorsqu’on compare les budgets primitifs de 2008 et 2009).

Voyez-vous, Mme le maire, je n’ai pas l’habitude de commenter ce genre de décisions parce qu’un élu qui s’implique pour sa commune et ses habitants, qui donne son temps et son énergie, qui apporte ses idées, doit légitimement être rétribué pour cela. Et je n’aime pas les attitudes populistes qui vilipendent cette rétribution, arguant que la place est bonne à prendre, alimentant le nauséabond « tous pourris », ou triant les élus au mérite de leur engagement et de leur implication. Mais ce qui me gêne, c’est la différence de traitement dans la revalorisation des secteurs. Alors j’ai bien conscience que ce n’est pas avec cette augmentation que vous auriez pu financer la revalorisation du régime indemnitaire des agents par exemple mais le symbole est choquant.

Ces milliers d’euros de recettes fiscales auraient été utiles au club de football de Romainville et à ses 400 jeunes ; je veux parler du CAR dont vous avez encore une fois décidé de diminuer la subvention de 6000 euros sans explication !

6000 euros exactement dont bénéficie le tout nouveau FC Romainville alors qu’il vient d’être crée, qu’il n’a pas d’équipes, qu’il n’a pas d’activité et qu’il n’a pas un an d’existence !

2 mots sur cette situation ubuesque, Mme le maire : vous organisez ainsi la concurrence entre deux clubs de football dans une ville de 25 000 habitants à cause de seules rivalités de personnes !

Je n’ai personnellement rien contre les responsables du nouveau club de foot (j’en connais quelques uns et je les apprécie plutôt) et je n’ai pas à défendre particulièrement les dirigeants du CAR football (je peux même avoir des différences d’approche avec certains d’entre eux), ma préoccupation est d’abord et avant tout l’épanouissement des jeunes par ce sport et plus encore la transmission des valeurs éthiques à travers la pratique de ce sport. Alors je connais les incompatibilités entre les uns et les autres mais moi, j’aurai privilégié le dialogue et j’aurai tout fait pour que chacun trouve sa place, sa juste place dans un seul club !

Je vous fais une proposition, Mme le maire : augmenter la subvention du club tout en ayant des exigences ou des contrats d’objectifs mais sur une dimension sportive et éducative pas pour régler des comptes politiques.

Je vous en fais une autre pour réorienter votre budget, qui n’entre pas d’ailleurs en contradiction avec vos engagements, qui nécessitera peut-être une modification budgétaire mais qui ne sera pas particulièrement lourde :

Nous pourrions adopter une délibération instituant un abattement de 10% de la valeur locative moyenne des habitations de la commune pour les contribuables handicapés ou invalides, comme l’article 120 de la loi de finances 2006 le permet et ce, à partir de 2008 et comme vont vous le demander un collectif de romainvillois concernés par le sujet.

Ce serait une mesure de solidarité appréciée !

 

J’ai parlé des dépenses de fonctionnement mais je veux dire 2 mots des dépenses d’investissement.

Vous décidez à nouveau la réfection d’au moins 8 rues pour un montant de 8 052 000 euros. C’est devenu une obsession et sacrément énigmatique !

Franchement, j’aurai privilégié la rénovation du centre de loisirs Aubin qui en a bien besoin, vous le savez, d’autant que l’étude de cette rénovation était programmée en 2008 pour 200 000 euros, ou l’agrandissement du conservatoire de musique à rayonnement départemental ou encore le remplacement des fenêtres de l’école Charcot si l’expertise en confirme la nécessité. Autant de choix éducatifs et culturels qui marquent les priorités d’une politique.

Je vais finir par des questions sur les dépenses de fonctionnement et d’investissement :

1) on observe une augmentation de 16% des dépenses d’électricité et de 20% des dépenses de combustible dans les chaudières : alors que le slogan de l’excellence écologique est dans tous vos discours et que les nouveaux équipements ont été étudiés pour être beaucoup moins énergivores, alors que vous avez même installé des toits en photovoltaïques sur la maison des retraités ou que vous vous êtes engagés à équiper tout le nouvel éclairage public de lampes à basse tension, à quoi sont dues ces augmentations ?

2) je voudrai savoir ce que représente la ligne « voies et réseaux » en dépenses de fonctionnement qui passe de 380 000 euros à 1 062 000 euros ?

3) En ce qui concerne la dépense de 236 000 euros pour le renouvellement du parc automobile, je voudrai savoir encore une fois si vous avez travaillé sur l’acquisition de véhicules propres ?

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Adhésion à Paris Métropole : Intervention de S Dauvergne PCF

Paris Métropole est une structure pour l'instant souple qui vise à regrouper les communes d'ile de France afin de développer des réflexions et des coopérations communes. A l'initiative de Paris c'est aussi un moyen de faire échec aux projets de N Sarkozy sur le grand Paris (note du blog)

 

Groupe des élus communistes

Intervention de

Sofia Dauvergne

Conseillère Municipale, Présidente du groupe des élus communistes

Adhésion de Romainville au syndicat Mixte Paris Métropole

Conseil Municipal du mercredi 25 mars 2009

 

Tout d'abord une petite remarque de forme avant de vous faire part de notre avis concernant l'Adhésion de Romainville au syndicat Mixte Paris Métropole.

 Il s'agit de la délibération ! Car, en effet, si nous devons voter une adhésion à une association ou à un syndicat nous devons déjà en approuver les statuts et ensuite décider de notre adhésion.

Dans la délibération qui nous est soumise au vote ce soir il s'agit simplement d'approuver le principe de l'adhésion et non pas l'adhésion elle-même.  Les statuts ne nous sont effectivement donc pas transmis. Alors pourquoi en désigner les membres ? Je ne vois pas bien l'intérêt de cette démarche.

 

Mais puisque le débat est lancé, nous tenons à apporter notre avis sur cette nouvelle démarche de coopération qui est entreprise.

Il s'agit en effet de la concrétisation de 3 années de rencontres des élus de la conférence métropolitaine initiée par Bertrand Delanoë, Maire de Paris, et son adjoint chargé de Paris Métropole, Pierre Mansat.

 

Cette structure de coopération a pour objectif de rassembler entre 170 et 200 collectivités pour permettre de répondre aux enjeux de développement de la région.

 

Les questions centrales de l’emploi, du développement économique, du logement, des inégalités sociales, des transports, du développement durable mobilisent des moyens et ne peuvent trouver de débouchés dans les seules limites des communes.

 

Au moment où la gravité de la crise financière accentue la crise sociale et la crise écologique, cela appelle plus que jamais à l'audace pour repenser les modes de développement, rétablir de la cohésion sociale et redistribuer équitablement les richesses.

 

Au moment où Sarkozy veut imposer son grand Paris, où les propositions du rapport Balladur sur la reforme des institutions sont dangereuses et représentent un coup de force sans précédent contre la démocratie locale.

Oui nous devons établir et rechercher de nouvelles solidarités, travailler à une plus grande coopération en région Ile de France.

 

Romainville s'engage dans cette voie et nous nous en félicitons avec la création en janvier dernier du Groupement d'Intérêt public, compétent en matière de développement social urbain qui regroupe les villes de Bondy, Noisy le Sec, Pantin et Romainville et les rencontres des maires de 9 villes proches pour la création d'une communauté d'agglomération.

 

Néanmoins, le travail nécessaire pour faire émerger un projet de développement commun, mettant en avant les enjeux relatifs aux questions de l'emploi, du logement, des transports, de l'environnement, ne pourra répondre aux attentes si il n'y a pas un renforcement de la démocratie et de la participation des citoyens, des moyens financiers pour les collectivités et le rééquilibre des territoires.

 

Ces coopérations de développement collectif, pour réussir doivent avant tout être présentées, expliquées et, débattues et les populations associées à un processus démocratique permanent qui donne le choix au citoyen. Je regrette à nouveau de le dire mais les ateliers urbains ne sont en aucun cas une pratique innovante en démocratie.

 

Nous approuvons la présence de Romainville dans le syndicat mixte paris Métropole, lieu d’échange et de construction d'un projet collectif de grande ampleur avec l'ambition me semble t-il de travailler au rattrapage des inégalités territoriales en matière de logement, de développement économique, de transports tenant compte des besoins de toutes les populations ainsi que sur une meilleure répartition des richesses fiscales sur tout le territoire.

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29 mars 2009

S Dauvergne Présidente du Groupe Communiste sur les Impots Locaux

La position de notre blog est sans équivoque. voir notre article du 13 février http://93230romainville.canalblog.com/archives/p25-5.html

Déclaration de Sofia Dauvergne

Conseillère Municipale, Présidente du groupe des élus communistes

Vote du Budget 2009

 

Conseil Municipal du mercredi 25 mars 2009

 

Je tiens, au nom des élus communistes,  à réagir concernant vos déclarations sur la baisse des impôts à Romainville.

Une baisse de 2% de la part d’imposition où il ne s’agit en réalité que de baisser la recette perçue par la commune, avec toutes les incertitudes et les craintes qui pèsent sur les finances locales comme la suppression annoncée de la TP, la remise en cause de la DSU et le désengagement de l'Etat, ne peut se réaliser que par la mise en œuvre d'une politique de gauche qui préserve ses habitants des choix réactionnaires et anti sociaux du gouvernement.

 

Les romainvillois dans leur diversité aspirent à plus de justice sociale, à plus de démocratie, à plus d'attention sur leurs problèmes quotidiens, à la prise en compte de leur environnement, Ils souhaitent voir se rétablir des liens de proximité, d'écoute et d'action.

 

Mais le budget, tel qu'il est élaboré et nous est présenté ne répond à aucune de ses orientations.

 

Pour mieux étayer mes propos, je prendrai comme exemple les interrogations et les orientations prises par un maire d’une autre collectivité, de la région parisienne, située dans un département mieux doté financièrement, qui durant sa campagne électorale de 2008 s’était engagé à diminuer la pression fiscale.

Aussi, a-t-il annoncé lors d’un entretien, une baisse de 2% de la taxe d'habitation pour 2009 mais toutefois reconnaît cet exercice très compliqué dans le contexte général de régression des dotations d'Etat et l'explosion du nombre de ménages en difficulté sur sa commune.

A la question « c'est-à-dire que cette baisse vous obligera à faire des choix ? » Il répond OUI.

Et il ajoute « très différents des choix nationaux, comme ceux que nous avons déjà pu faire, Le gouvernement a choisi l'aide aux plus riches via le paquet fiscal; nous avons choisi l'aide aux personnes en difficulté via le gel des loyers et la refonte des coefficients familiaux...

 

Le gouvernement a choisi de ne pas remplacer le départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux: nous avons choisi de ne pas utiliser la masse salariale comme élément de politique financière...».

Je vous invite bien évidement à lire dans l’intégralité l’entretien de Philippe Sarre, le nouveau Maire PS de la ville de Colombes.

Les mesures politiques anti-crise que compte prendre cette ville d'union de la gauche sont identiques aux propositions que nous réitérons chaque année lors du débat d'orientation budgétaire et du vote du budget.

 

Pour revenir à ce budget, les choix de la municipalité sont clairement définis dans les chiffres que Chantal Guyard, conseillère PCF, exposera tout à l'heure plus en détail et qui sont bien loin de répondre aux exigences sociales et démocratiques à venir : vous décidez de poursuivre la baisse de la masse salariale, la baisse des subventions aux associations, la poursuite des augmentations des prestations et des loyers, l'augmentation du remboursement en capital de l'emprunt... Un budget dans la continuité de la politique du tout investissement mise en œuvre depuis ses dernières années.

 

Dans le contexte actuel où la politique de l’argent roi montre sa face de folie aux conséquences incalculables où les conditions de vie de nos populations, salariés, retraités, jeunes, chômeurs s'aggravent rapidement, la mobilisation unitaire du 19 mars en atteste, il faut savoir ancrer plus fortement notre ville à Gauche.

Nous devons faire de nos politiques locales un barrage à la société que nous impose la droite au pouvoir dont les choix sont dictés par la volonté du MEDEF et où les conquêtes sociales et progressistes en terme de logement, de santé, d'éducation, de culture et bien d'autres ne sont plus des services à la population mais considérées comme de vulgaires marchandises.

 

La priorité doit être donnée à l’enfance et à la jeunesse pour favoriser la réussite éducative pour tous les enfants et à stopper les augmentations des tarifs, La priorité doit être donnée au logement pour tous et au gel immédiatement les loyers, la priorité doit être donnée à une véritable politique locale de solidarité et au réexamen de l'application du quotient familial, La priorité doit être donnée au développement d’un service public territorial moderne de qualité.

 

 

efficace et proche des habitants et à l'écoute et la prise en compte des revendications du personnel communal, la priorité doit être donnée au développement et à la redynamisation de la démocratie locale en créant notamment des conseils de quartier avec des budgets participatifs et en revalorisant la vie associative locale....

 

Le budget 2009 de notre ville tel qu'il nous est présenté ne répondra malheureusement pas aux attentes qui s'expriment. Ne faisons pas des effets d'annonce qui ne leurrent personne mais qui hypothèquent grandement l'avenir populaire, solidaire et démocratique pour notre ville.



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28 mars 2009

Caisse des Ecoles : un dossier vide une intervention de S Weisselberg

La réussite éducative que la majorité municipale PS/Divers Gauche prétendait mettre en avant ne semble plus la préoccupation première de nos élus.
En tout cas bien moins que les rues et les promoteurs privés ou la garde prétorienne .
La preuve : le dossier vide fournit aux élus membres de la Caisse des Écoles qui est censée gérer le Projet de Réussite Éducative pour laquelle la ville avait obtenue plus de 300 000 € de subvention.
Comme rien n'a été fait la ville ne percevra rien. Pourtant les enfants de notre commune auraient mérités cette aide.

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cliquer pour mieux voir le" rien"
S Weisselberg est intervenu dans le cadre du débat

Intervention de Stéphane Weisselberg, conseiller municipal citoyen

Débat d’Orientation Budgétaire de la caisse des écoles 2009

 

 

Je vais vous dire avec courtoisie certes mais avec fermeté et indignation que recevoir un dossier de 13 lignes en tout et pour tout, pour le débat d’orientation budgétaire de la caisse des écoles montre le mépris dans lequel vous tenez les personnes qui siègent dans cette commission. Je me permets de vous faire remarquer d’autre part que l’organe de la caisse des écoles n’est ni facultatif, ni consultatif comme peuvent l’être les commissions municipales qui ne se réunissent jamais d’ailleurs, c’est un organe délibérant avec un budget propre. Il est donc souverain dans les décisions qu’il prend ; c’est bien pour cela (et c’est compréhensible quand on fait de la politique) que vous avez pris le soin de vous entourer de personnes acquis à votre cause !

Il n’en reste pas moins que ma présence ici est le fruit du suffrage universel et du verdict des urnes. J’entends bien par conséquent faire respecter les 10% puis les 35% de romainvillois que j’ai l’honneur de représenter !

Lors de la dernière réunion de la caisse des écoles, j’avais demandé qu’un compte-rendu des séances soit à la disposition des membres de la commission, pour information au moins mais aussi pour des raisons de transparence vis-à-vis de tous les romainvillois qui sont intéressés par le « fait éducatif ». C’est un des moyens de promouvoir une démocratie active, voir participative. C’est aussi le béaba du fonctionnement d’une instance délibérative : rendre compte des votes sur tous les dossiers présentés en caisse des écoles.

Lorsque je vous ai présenté cette requête le 25 novembre dernier, vous avez dit l’entendre alors qu’en est-il ?

C’est encore une fois « causse toujours, tu m’intéresses » comme avec le maire de notre ville en séance du conseil municipal ?

Quoi qu’il en soit, le dossier qui nous est présenté est ridiculement vide. Il appelle cependant des questions et des remarques :

 

1) A quoi est due cette augmentation sensible des charges de personnels entre 2007 et 2008, autour de 13,5% ? L’explication ne peut résider dans les seules évolutions naturelles des carrières des agents. Et je n’ai pas entendu parler d’intégration au sein de votre délégation de nouveaux services ? Mais vous allez forcément nous renseigner.

 

2) Si en 2008 la somme de 1 811 591 euros liée aux dépenses de fonctionnement représentait 84% du budget total de la caisse des écoles, quel est le pourcentage de la part du budget de fonctionnement dans le budget total de 2007 ? Je me suis laissé dire qu’il était sensiblement moins important et que conséquemment cela signifiait qu’en 2008 la part consacrée aux actions en centres de loisirs, au club ado, aux voyages en centres de vacances et surtout (je vais y revenir) aux accompagnements et soutiens scolaires avait diminué. Comment l’expliquez-vous ?

 

3) La subvention de 350 000 euros demandée à la préfecture, c'est-à-dire aux services de l’état concernés, pour le projet réussite éducative (P.R.E) n’a pas été versée. Pourquoi ? Vous faisiez pourtant, à grands renforts de communication et à chaque fois qu’une tribune vous était proposée, de cet engagement la priorité des priorités ! Alors qu’en Seine-Saint-Denis et j’en discutais il y a 10 jours avec l’inspecteur d’académie, on constate que les décrochages scolaires apparaissent désormais en école primaire alors qu’ils étaient plutôt concentrés au collège, il serait étonnant qu’à Romainville les évaluations suivent des courbes contraires ! En tout état de cause, si la subvention n’a pas été versée, cela veut dire que les actions n’ont pas été menées et que la part de la ville obligatoirement mobilisée pour ce type de processus contractuel n’a pas été dépensée non plus !

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26 mars 2009

2ème intervention du groupe communistes sur le budget communal

 

BUDGET PRIMITIF 2009

ROMAINVILLE LE 25 MARS 2009

Intervention de

Chantal GUYARD

Au nom du groupe des élus communistes

Madame Le Maire,

Le Budget primitif 2009 est, comme il est indiqué dans le rapport introductif, conforme aux orientations budgétaires, et cela nous pose le problème, que nous évoquions tout à l’heure, de l’opportunité des dépenses d’investissement.

Nous ne préjugerons pas des difficultés que les services municipaux ont pu rencontrer lors de son élaboration au vu du contexte social et économique actuel.

Toutefois, permettez-nous, tout de même, de rester dubitatif quant à l’évolution de la section d’investissement proposée.

En effet, alors que la population Romainvilloise souffre et subie de plein

fo

uet la crise et nécessiterait de la part de notre commune une plus grande attention quant à ses conditions de vie au travers, notamment, d’une aide plus soutenue en matière sociale, vous diminuez l’aide apportée au CCAS et à

la Caisse

des écoles. Vous gardez à l’identique les recettes de prestations sociales alors que, comme nous l’avons expliquée lors du vote du CA, nous nous interrogions sur l’opportunité de l’augmentation tarifaire des services rendus à cette population. Les Romainvillois, comme tous les Français, ne peuvent plus supporter ces hausses consécutives et comptent jusqu’aux moindres centimes pour pouvoir envoyer leurs enfants aux centres de loisirs, aux centres de vacances, à la cantine scolaire.

Alors que les collectivités territoriales tentent désespérément d’équilibrer leur budget, tant le désengagement de l’Etat se fait de plus en plus criant (on le voit avec le gel de la DSU), vous, Madame Le Maire et votre majorité, vous mettez un point d’orgue à faire passer les investissements de la commune, avant l’intérêt général de vos administrés.

Oui, nous en voulons pour preuve, le budget d’investissement est supérieur de 1,426 millions euros à celui du fonctionnement et les dépenses d’équipement à celles seules augmentent de 59,96% par rapport au BP 2007 avec un PPI en hausse de + de 48% dont 50% pour la seule collecte par pneumatique.

Romainville vivrait-elle sur une autre planète que la terre ou alors bénéficierait-elle d’une protection surnaturelle qui empêcheraient toutes crises de la frapper, elle et ses habitants ?

Lors de la commission des finances, je vous ai exprimé mon sentiment quant à la diminution de 2% des impôts locaux et affirmais qu’il aurait fallu diminuer la politique tarifaire pour l’accès au plus grand nombre aux services municipaux. Vous m’avez répondu, qu’il était préférable de diminuer les impôts locaux car beaucoup plus de Romainvillois en bénéficiaient, ce qui n’était pas le cas pour les prestations. C’est pourtant ces contribuables qui auraient le plus besoin de ces prestations !!!

Il me semble avoir déjà entendu ce genre de discours, chez moi, lors du show télévisé du Président Sarkozy qui prétendait qu’une augmentation du SMIC ne concernait que 17% des français et laissait de côté les 83 autres %.

Même si vous nous assurez que beaucoup de ville aimerait jouir de la situation financière de Romainville, nous souhaiterions seulement relever que, si cette situation était si appréciable, pourquoi alors réinjecter dans la section de fonctionnement, par le biais de l’autofinancement, près de 10 millions d’euros ?

Ne serait-ce pas, tout simplement, parce qu’à force de « maîtriser », comme vous le justifiez systématiquement, les dépenses de fonctionnement, en réduisant au maximum le fonctionnement des services, vous arrivez à une situation qui vous oblige, non pas à financer de nouveaux besoins (comme vous l’affirmez dans le rapport), mais tout simplement pour financer des besoins qui ont été réduits, au fil des années.

Lorsque vous parlez de besoins nouveaux, ne s’agit-il pas du financement de l’intérêt de la dette et de votre politique de sur-investissement ou alors pour financer la hausse du régime indemnitaire du personnel communal.

Cependant, si pour la 1ère inscription, il est possible de constater une nette augmentation de 29,71% pour la seconde l’augmentation n’est de l’ordre que de 9,68% (en ce qui concerne uniquement le personnel titulaire). Le budget du personnel, quant à lui, subit une baisse de 1,67%. De même, il n’est pas dans vos priorités d’augmenter les sommes inscrites pour le Comité d’œuvres Sociales qui diminue de 33,62%, ni une nécessité absolue d’augmenter les subventions aux associations qui régressent de 11,72%

Ces besoins nouveaux ne correspondent-ils pas plutôt à l’entretien des voies et réseaux communaux, en passant de 380 000 euros à 1,062 millions d’euros soit une hausse de 179,60%. Cet entretien n’était-il pas dévolu au personnel communal ? Assistons-nous à une privatisation de la voirie communale ?

En ce qui concerne le produit des 4 taxes, comme vous l’indiquez dans le rapport, vous proposez 2% de diminution de la fiscalité locale. Toutefois, il ne faut leurrer personne, ni jouer sur les termes employés. Ce ne sont pas les taux qui subissent cette baisse mais le produit total de la fiscalité c’est à dire la recette que va percevoir Romainville. Par exemple, la taxe d’habitation passe de 14,24% à 13,96% soit une baisse de 0,28%, le Foncier bâti de 24,70% à 24,21% soit une diminution de 0,49%. C’est de ces diminutions qu’il faut parler aux Romainvillois. 

Dans le même temps, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères augmente de 13,06%. Avec la collecte par pneumatique, le ramassage des ordures ménagères va représenter, dans quelque temps, une dépense importante pour le porte-monnaie des Romainvillois.

Nous voudrions, une nouvelle fois, nous arrêter sur le remboursement du capital de l’emprunt et vous rappeler qu’il subit une hausse exponentielle depuis plusieurs années et va connaître en 2009 une augmentation de 93,88%. Cet accroissement est consécutif à cette politique du tout investissement dont vous faites l’éloge dans vos différentes interventions et notamment, cette méthode AP/CP qui consiste à programmer financièrement et organisationnellement les réalisations d’investissement sur plusieurs exercices.

Pourquoi, si cette méthode est tellement efficace, n’a t-elle pas été appliquée pour la rénovation des rues ? Est-ce dans un but, non avoué, purement électoraliste. Pourtant (comme vous le prétendez dans le rapport) cela aurait permis de n’inscrire que budgétairement que la dépenses réalisées au fur et à mesure de la réalisation des travaux et, par la même, de ne pas constater, à chaque Compte administration, des restes à réaliser conséquents et pour lesquels des emprunts ont été contractés.

Permettez-nous également de nous interroger sur les recettes de ces investissements, c’est à dire sur l’inscription des subventions d’investissement.

Tout comme les dépenses, les restes à réaliser des recettes d’investissement pour 2008 et les années antérieures également, sont très importants. Il représente pour 2008 9,934 millions d’euros contre 4,324 millions d’euros de recettes effectivement perçues. Vous m’avez effectivement répondu lors de la commission des finances qu’entre leur notification et leur règlement une longue période pouvait se passer. Pour près de 10 millions d’euros ?

En 2007, ces restes représentaient 11,992 millions d’euros contre 2,251 millions d’euros de recettes encaissées. Qu’en sera-t-il en 2009 ?

Nous sommes en droit de nous poser des questions sur la sincérité de ces inscriptions car lorsque vous nous dites que les recettes liées au gymnase de centre ville dans le cadre de l’ANRU vont représenter pour 2009 une subvention de1,507 millions d’euros alors que les dépenses afférentes ne sont inscrites dans le PPI que pour 1,000 millions d’euros. N’y a t il pas une surestimation des recettes ? Le CA 2009 nous l’indiquera.

Nous terminerons notre propos par la FCTVA . Comme il est indiqué, dans le dossier suivant, le dispositif du plan de relance de l’économie va permettre en 2009 aux collectivités locales de prétendre au remboursement de 2 années de TVA , 2007 et 2008, alors que ce remboursement n’était perçu que sur les investissements réalisés 2 ans avant. Pour pouvoir en bénéficier, la ville doit s’engager par convention avec l’Etat à augmenter ses investissements 2009 par rapport à 2008. Cela peut effectivement représenter pour notre ville une recette conséquente pour 2009. Toutefois, cet engagement d’investissement de notre ville va faire supporter, une fois encore, des dépenses supplémentaires aux Romainvillois. De plus, si cet engagement n’est pas respecté, Romainville ne pourra prétendre en 2010 à aucun remboursement. Tiendrons-nous cet engagement, compte tenu que les dépenses d’équipement inscrites au BP 2009 subissent une diminution de 17,17% par rapport au réalisé 2008.

Cette démarche nous semble pour le moins aléatoire et présente de sérieux inconvénients qu’il ne faut pas négliger.

Si nous avons effectivement été une nouvelle

fo

is long quant à notre intervention, vous avez la preuve que le budget qui nous est demandés de voter a été étudié avec soin. Cette analyse exhaustive nous a permis, vous l’aurez certainement compris, au vu de nos remarques, de vous démontrer que les orientations municipales axées essentiellement sur l’investissement au détriment des services rendus à la population, ne nous permet pas de voter favorablement pour ce budget. Aussi, le groupe des élus communistes votera contre.

Je vous remercie de votre attention. 

Posté par Bruno Bellegarde à 20:46 - Politique locale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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1er intervention du groupe communistes sur le budget communal

une première intervention technique mais importante sur le fonds


Budget primitif 2009

ROMAINVILLE LE 25 MARS 2009

Intervention de

Chantal GUYARD

Au nom du groupe des élus communistes

 Madame Le Maire,

Le groupe des élus communistes aurait souhaité, avant toute explication sur les choix politiques qui ont motivé ce budget 2009, attirer votre attention sur un problème de régularité quant à l’élaboration du budget primitif et qui pourrait donner lieu à des observations de la part du préfet dans le cadre de son contrôle de légalité quant à sa conformité au regard des dispositions comptables qui régissent les collectivité territoriales et en particulier la M14 pour les communes.

Nous nous excusons par avance auprès de vous, Mesdames et Messieurs du public et Mesdames et Messieurs les élus, d’être peut être abscons dans notre demande. Mais nous souhaiterions connaître les motivations qui vous ont conduits à budgéter une somme de 4 997 000 euros en recettes d’investissement au chapitre 024 « Produits de cession d’immobilisation » alors que, dans le même temps une somme de 4 962 000 Euros a été inscrite en recettes d’investissement sur la nature comptable 211 1 « terrain nu » au chapitre 040 « Opération d’ordre de transfert entre section » et en dépenses de fonctionnement sur la nature comptable 675 « valeur comptable des immobilisations cédées » au chapitre 042 « Opération d’ordre de transfert entre section »?

Selon la nomenclature comptable M14, les modalités de constatations des cessions d’immobilisations sont les suivantes :

-        Lors du stade du budget primitif, le prix de cession est inscrit en recette de la section d’investissement comme il a effectivement été procédé pour le bien d’une valeur de 4 997 000 euros,

-        Lors de l’étape du compte administratif, la constatation des opérations est basculée en section de fonctionnement (chapitre 77) pour son prix de vente, accompagnée des mouvements liés à la sortie de l’actif et aux + ou – values de cession, imputées au chapitre 040 (section d’investissement) et au chapitre 042 (section de fonctionnement) nature comptable 675 pour sa valeur nette comptable soit les 4 962 000 euros.

En d’autres termes, la première étape concerne la prévision de vente, dans l’autre sa réalisation.

A aucun moment cette seconde étape ne devait apparaître dans le budget primitif.

Nous voudrions également connaître l’identification du bien inscrit pour la valeur de 4 962 000 euros car, dans les annexes, elle n’apparaît que sous la dénomination « Non ventilable ». De même, nous souhaiterions avoir plus d’informations sur le bien inscrit pour une valeur de 4 997 000 euros dans la colonne « Aménagement et services urbains environnement ».

S’il s’agit du même bien, l’équilibre budgétaire n’est pas sincère, ni en investissement, ni en fonctionnement car inscrit deux fois.

Si les biens sont différents, il manquerait, de toute manière, une écriture.

Posté par Bruno Bellegarde à 20:42 - Politique locale - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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25 mars 2009

Sauver l'hopital

Le Docteur Herrero nous fait parvenir ce texte qui nous semble très important


Chers signataires de l’appel pour « sauver l’hôpital public »,

site : http://www.appel-sauver-hopital.fr

 

Depuis le lancement de notre appel en juin dernier, nous avons sonné l’alerte, rencontré à plusieurs reprises des représentants du Ministère, la Ministre elle-même, et les Conseillers de l’Elysée. En vain. La seule chose que nous ayons obtenue, est un décalage accru entre les paroles de la Ministre Madame Roselyne Bachelot et ses actes.

 

1°) La Ministre récuse fermement le concept d’hôpital entreprise dont se réclamait le conseiller du président, Monsieur Raphaël Radane, qui nous avait affirmé « je ne vois pas de différence de gestion entre un hôpital et une entreprise d’aéronautique ». Mais la Ministre met en œuvre la pratique de l’hôpital entreprise avec un directeur d’hôpital qui pourra venir du privé, recevoir un salaire équivalent au privé. S’il ne réussit pas à assurer le redressement financier de l’hôpital, il pourra être limogé sans préavis et sans appel par le Directeur Général de l’agence Régionale de Santé, le véritable patron.

La loi prévoit également qu’en cas de « bénéfice d’un pôle », le chef de pôle puisse décider d’un « intéressement financier du personnel ». Des médecins pourront être payés au « bonus » ou à l’activité, ou mieux aux honoraires comme dans une clinique privée. D’ores et déjà, les hôpitaux cherchent à conquérir des « parts de marché ». La Ministre est contre le concept d’hôpital entreprise, mais elle le met en pratique.

 

2°) La Ministre affirme qu’elle ne fermera aucun hôpital, mais elle n’a évidemment jamais dit qu’elle ne fermerait aucune activité. La question posée est d’ailleurs celle des critères sur lesquels on décide de fermer ou de développer une activité. S’il s’agit de critères dépendant des besoins de la population, des progrès de la médecine, et de l’organisation des soins, il n’y a évidemment rien à redire. Il en va tout autrement si le critère est la rentabilité financière de l’activité. La fermeture du service de Maladies Infectieuses de l’Hôpital Saint-Joseph en raison du manque de rentabilité a suscité une légitime inquiétude, alors que les hôpitaux privés participant au service public sont souvent donnés en modèle

 

3°) L’ensemble des responsables politiques, du Président de la République au Secrétaire National de l’UMP le Docteur Philippe JUVIN, en passant par la Ministre, affirme que l’hôpital est sur-doté, consommant 64 % des dépenses de santé. La réalité est qu’il consomme 34 % des dépenses et que l’augmentation de ces dépenses est moins rapide que celles de la médecine de ville et surtout des médicaments. De même, la Ministre insiste sur le fait que le budget de l’hôpital augmentera de 3 % alors que, compte tenu de l’inflation et des dépenses engagées par l’Etat lui-même, le maintien strict de l’activité actuelle de l’hôpital nécessiterait une augmentation du budget de 4 % selon la Fédération Hospitalière de France.

 

4°) La Ministre répète que non seulement elle ne fermera pas d’hôpitaux, mais aussi qu’elle ne diminuera pas le personnel, alors même que la diminution de personnel est programmée dans de nombreux hôpitaux : 400 à Nantes, 650 à Nancy, plus de 600 à Paris, plus de 500 au Havre, 190 à Strasbourg, etc. Le total devrait atteindre, pour permettre « le redressement financier » des hôpitaux, une suppression de 20 000 à 30 000 emplois. Comment prétendre améliorer la qualité des soins avec de telles suppressions, qui toucheront non seulement le personnel administratif mais les infirmières et les médecins ?

 

5°) La Ministre prétend que la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » augmente le pouvoir des soignants, notamment le pouvoir médical. Dans les faits, il s’agit à l’évidence de l’inverse en traduisant dans la loi le mot d’ordre du Président, « un seul patron à l’hôpital » : le corps médical n’a plus aucun pouvoir décisionnaire, il ne peut plus donner que des avis consultatifs. Le directeur nomme et peut révoquer les membres du directoire et les chefs de pôle. Les services hospitaliers sont supprimés, remplacés par « d’éventuelles structures internes », laissés à la libre décision des chefs de pôle et du directeur. L’équipe médicale et paramédicale soignante, qui est à la base de l’hôpital, ne trouve pas la moindre mention dans la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires ». Cet hôpital, qui ne marchera plus que sur une seule jambe, est un hôpital qui ne marchera pas.

 

6°) La Ministre prétend qu’elle n’a pour objectif que l’amélioration de la qualité des soins et que la décision du financement à 100 % par la T2A a été justifiée par cet objectif. Or chacun sait que la T2A est un instrument purement quantitatif, qui ne mesure ni la qualité, ni l’indication des soins.

 

7°) La Ministre prétend alléger les tâches du service public qui reposent sur les épaules de l’hôpital public, en faisant partager le poids des contraintes par les cliniques privées à but lucratif. Elle se demande comment les défenseurs de l’hôpital public peuvent lui faire reproche d’une telle sollicitude. A la vérité, on voit mal comment le privé à but lucratif accepterait des missions non lucratives ou susceptibles de réduire les dividendes versés aux actionnaires. On voit bien par contre comment les cliniques privées à but lucratif peuvent proposer d’assumer certaines missions choisies relevant jusqu’ici du service public, par exemple d’accueillir les bras ouverts des internes de 4ème ou 5ème année qui feront défaut à l’hôpital public, mais pourront être ensuite « capturés » par les dites cliniques.

Finalement, la Ministre et le gouvernement parlent peu ou pas de l’objectif réel : la convergence public / privé, qui prend la forme d’une convergence tarifaire pour 2012. Cette mesure n’aurait de sens que dans une réelle convergence des pratiques et des modes de rémunération des personnels. Elle fait mine d’ignorer que les services rendus à la population ne sont nullement comparables. Et comme c’est souvent le cas, cette convergence se traduira en réalité par l’affaiblissement du service public et le développement du privé lucratif, réel objectif dont on se garde bien de faire la publicité.

Face à une telle politique caractérisée par l’écart de plus en plus grand entre les paroles et les actes, il est urgent de renforcer la mobilisation contre le volet hospitalier de la loi HPST (cf la lettre signée par 960 professionnels hospitaliers, médecins et paramédicaux)

 

Nous appelons les signataires de l’appel « sauver l’hôpital public » à :

- Diffuser cette lettre et l’adresse du site auprès de leurs proches ( http://www.appel-sauver-hopital.fr ), et relancer le recueil des signatures

- Alerter tous les élus,

- Participer aux actions unitaires pour la défense du service public hospitalier.

- Demander, avec nous, un véritable débat démocratique sur l’organisation de notre système de santé et son financement dans notre Pays. Les Américains veulent aujourd’hui le faire. Pourquoi les Français ne le pourraient-ils pas ?

Bien cordialement,

Alain Gaudric , Gisèle Hoarau, Dominique Vincenzi, Alain Sobel, Agnès Heurtier, Bruno Devergie, Jean Claude Pénochet,  André Grimaldi

Posté par Bruno Bellegarde à 13:59 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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La musique adoucit les moeurs et égaye l'ame

APPEL A PARTICIPATION

Comme chaque année, depuis 1982, le 21 juin, c’est la fête de la musique

La fête de la musique est une fête populaire, devenons acteur de cette manifestation

Pourquoi ne pas y réunir nos efforts et nos savoirs afin d’organiser un évènement à Romainville ?

Qu’en pensez-vous ?

Discutons en ensemble, dimanche 29 mars, 15h00 au « Les Trouvailles de Java

Notre collectif de la fête de la musique

Les Trouvailles de Java

20, rue Saint Germain (place du marché)

93230 ROMAINVILLE

Posté par Bruno Bellegarde à 13:51 - Culture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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INFORMATION pour les handicapés et leur famille

A l'initiative d'un groupe de handicapés et via le  blog le cactus rouge cette pétition. Par l'intermédiaire des commentaires en fin d'article vous pouvez la signer, nous transmettrons vos coordonnées aux organisateurs.

L'article 120 de la loi de finances 2006 (article 1411-II-3bis du Code Générale des Impôts) a prévu depuis 2008 un abattement de 10% de la valeur locative moyenne des habitations de la commune aux contribuables handicapés ou qui occupent leur habitation avec des personnes handicapés.

MAIS ENCORE FAUT IL QUE LE CONSEIL MUNICIPAL ADOPTE UNE DELIBERATION INSTITUANT UN ABATTEMENT DE 10% DE LA VALEUR LOCATIVE MOYENNE DES HABITATIONS DE LA COMMUNE POUR LES CONTRIBUABLES HANDICAPES OU INVALIDES ;

 

A Romainville ce n’est pas le cas. Aussi à l’initiative d’un groupe de handicapés et de personnes concernées une lettre ouverte vient d’être adressée à Mme Corinne Valls maire de la ville, ainsi qu’a chaque groupe d’élus siégeant au conseil municipal afin d’obtenir un rendez vous pour porter cette doléance et enfin obtenir de l’assemblée communale la délibération nécessaire.

 

Peuvent être bénéficiaires de cet abattement les personnes :

- 1) Titulaires de l'allocation supplémentaire mentionnée à l'article L. 815-3 du code de la sécurité sociale ;

- 2) Titulaires de l'allocation aux adultes handicapés mentionnée aux articles L. 821-1 et suivants du code de la sécurité sociale ;

- 3) Atteints d'une infirmité ou d'une invalidité les empêchant de subvenir par leur travail aux nécessités de l'existence ;

- 4) Titulaires de la carte d'invalidité mentionnée à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles ;

Ou qui occupent leur habitation avec des personnes visées aux articles 1 à 4 précités.

 

Pour obtenir des informations complémentaire sur ces mesures et appuyer la démarche entreprise auprès du maire de Romainville, une pétition circule que vous pouvez signer

En laissant vos coordonnées ici même dans la rubrique « commentaires ».

 

TEXTE DE LA PETITION

 

A Madame Corinne Valls
Maire de Romainville, 93230.

Concernés par le drame du handicap, et habitant Romainville, en liaison avec l'article 120 de la loi de finances 2006 (article 1411-II-3bis du Code Générale des Impôts) nous souhaitons attirer l’attention du Conseil Municipal sur une disposition applicable depuis 2008, et que votre collectivité, n’a semble t il pas prise en compte à savoir :

Les conseils municipaux peuvent, par une délibération, instituer un abattement de 10 % de la valeur locative moyenne des habitations de la commune aux contribuables qui sont :
· titulaires de l'allocation supplémentaire d'invalidité,
· titulaires de l'allocation aux adultes handicapés,
· atteints d'une infirmité ou d'une invalidité les empêchant de subvenir par leur travail aux nécessités de l'existence,
· titulaires de la carte d'invalidité,
· ou qui occupent leur habitation avec des personnes elles-mêmes titulaires de l'allocation supplémentaire d'invalidité ou titulaire de la carte d'invalidité.


Nous souhaitons donc que dans les meilleurs délais notre requête soit prise en compte et que le Conseil Municipal de Romainville adopte une délibération permettant aux habitants de notre ville concernés par cette disposition de bénéficier de l’abattement de 10% de la valeur locative moyenne des habitations, comme c’est le cas, par exemple dans la ville de Saint Denis.

Posté par Maurice Dronte à 13:38 - Politique locale - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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